Chalon sur Saône

Ils ont perdu leur contrôle en dormant, et Messmer a exploité ces absences momentanées à Chalon...

« Circulez, y’a (plus) rien à voir ». Avec le spectacle Hypersensoriel du « Fascinateur » Messmer, c’est d’un coup d’un seul la saison culturelle 2018-2019 d’ »A Chalon Spectacles » qui a pris fin ce samedi 15 juin au Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône. Envoûtements mystérieux, incarnations pittoresques, grosses parties de rigolade, le public a sous le joug du maître de cérémonie, été à la fois juge et partie, sans jamais reléguer au second rang les pièces maîtresses que sont la jovialité et l’exultation.

En une fraction de seconde la cause était entendue, le subconscient avait cédé…

846 représentations, 1,3 millions de spectateurs, plus de 160.000 personnes hypnotisées, l’état modifié de conscience, qui tend à gagner des lettres de noblesse sous l’angle médical, est devenu sous les traits de Messmer en particulier un fait de société. « L’exécuteur des hautes œuvres », qui affirme que quinze minutes d’hypnose équivalent à trois heures de sommeil profond, se sert de l’imaginaire et de la visualisation pour que les volontaires ne s’appartiennent temporairement plus. « Nous sommes tous réceptifs à l’hypnose, ce n’est qu’une question de temps, de technique et de connexion », a-t-il dit entre deux manœuvres. Tout le monde n’a cependant pas mordu à l’hameçon samedi soir. Tomber dans les bras de Morphée ne fut donc pas une évidence, les tests de réceptivité ayant préalablement permis de jauger du degré de faisabilité. Et là, sceptiques ou convaincus devaient être mis en présence  de séquences épiques sur scène,  causant une nuée de rires à chaque comportement saugrenu apte à semer la zizanie. Transformation en bouddha, entraîner le reniflement d’une de ses chaussures ou de celles du voisin en guise de masque à oxygène, réattribuer l’âge de 18 ans à un sexagénaire de 65 printemps, faire évoluer sur une planche de surf, danser sans aucune retenue, occasionner la perte de l’un de ses attributs virils pour un monsieur bien dans l’embarras…le mode « stand-by », dont l’ultime stade est le cas échéant l’hallucination, aura vu fleurir une quantité impressionnante de situations grotesques. Le travail de Messmer, apparent sur des écrans géants, a repoussé la limite des cinq sens au travers de ces expériences quelque peu iconoclastes. Fallait-il le voir pour le croire, ou croire pour voir, ou…à considérer en son âme et conscience…Toujours est-il que le public n’a point boudé son plaisir de se gaver d’un fatras d’images qui immanquablement en appelait d’autres… Pour Messmer, la finalité « était de vous divertir et vous démontrer à quel point votre subconscient est conscient ». Cassidy, de Saint-Laurent d’Andenay (à côté de Montchanin), n’a en ce qui la concerne pas tergiversé longuement, entrant de suite dans le jeu. « Ce ne sont pas des conneries, ça marche vraiment. J’ai été vraiment embarquée », a-t-elle confié à l’issue du show, après être montée sur scène et pris part à tous les exercices depuis sa place, avec un succès probant.

                                                                                     Michel Poiriault

                                                                                     poiriault.michel@wanadoo.fr                  

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