Chalon sur Saône

Derrière la privatisation du groupe aéroports de Paris, Cécile Untermaier et Jérôme Durain pointent la mainmise de 7000 hectares de terrain aux portes de Paris

Les parlementaires de gauche de Saône et Loire montent au créneau et dénoncent le comportement du gouvernement autour du dossier de la privatisation du groupe aéroports de Paris. Ils appellent chacun à la participation au Référendum d'Initiative Partagée.

L'une est députée, l'autre sénateur mais l'un et l'autre pointent la responsabilité du gouvernement dans le choix de la privatisation du groupe Aéroports de Paris. Depuis le 13 juin, le référendum est lancé et malgré quelques couacs, qui laissent quelque peu perplexe sur les modalités de lancement, ce sont déjà 300 000 personnes qui ont apporté leur opposition à la privatisation. On est bien loin des 4,7 millions de signatures nécessaires mais la démarche est lancée afin de sensibiliser les Français à un dossier que les parlementaires jugent "crucial" pour l'avenir de la France. 

"C'est la porte d'entrée de la France" rappelle Jérôme Durain. 

Déjà réunir 248 parlementaires pour ouvrir la voie à la consultation citoyenne n'était pas chose aisée. C'est dire que cette première victoire est inscrite comme une première étape politique inédite. La procédure n'avait jamais été utilisée depuis son inscription dans la Constitution de la 5e République en 2008. Cécile Untermaier rappelle au passage que le record du référendum qui était celui de la question de la Poste avait mobilisé un peu plus de 2,1 millions de signatures. C'est dire que le seuil des 4,7 millions de signatures paraît astronomique.

"Ce sont 7000 hectares soit deux arrondissements parisiens qui sont dans la balance"

Les parlementaires Saône et Loiriens appellent à bien intégrer tout les enjeux qui se dissimulent derrière la privatisation du groupe Aéroports de Paris. "Quasi 7000 hectares aux portes de Paris, c'est du jamais vu. Il faut bien comprendre les enjeux colossaux qui se cachent derrière" insiste Cécile Untermaier. Jérôme Durain profite de l'occasion pour rappeler "qu'on privatise une entreprise qui génère des recettes positives dans les caisses de l'Etat. Chaque année, ce sera 200 millions de recette publiques en moins". La vente des "bijoux de famille" est un véritable non-sens, et ce d'autant plus qu'elle n'apportera rien de plus en terme de services au public, si ce n'est à terme le renforcement d'une position déjà monopolistique.  Le sénateur de Saône et Loire rappelle tous les enjeux économiques mais aussi sociaux et environnementaux, ainsi que sécuritaires en laissant la porte-ouverte à un monopole privé. 

L'heure est donc à la mobilisation. Les permanences des deux parlementaires sont ouvertes pour celles et ceux qui souhaitent être accompagnés sur la plate-forme web de la consultation citoyenne. 

Pour affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris

Laurent Guillaumé 

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