Châtenoy le Royal

«  A nous deux «  et comprendre la différence !

Vaste sujet de réflexion proposé par le CCAS Arc en Ciel de Châtenoy-le-Royal, au travers de la pièce de théâtre « A nous deux » présentée par la Compagnie Arc en Scène.

D’entrée de jeu le décor veux bien dire ce que le titre de la pièce, mise en scène par Eulalie Torres, indique : « A nous deux », le blanc et le noir. Quand les deux interprètes que sont Yann Lejeune et Mete Arikan, assisté au final par Fanny Lejeune, se projètent dans ce monde ou chacun a besoin de trouver indéniablement une place, parfois coute que coute, et se rendre compte que cela n’est pas aussi tranchant que ces deux couleurs, on serait tenter de dire que tout n’est pas aussi rose que cela puisse paraitre !

Certes le coté burlesque qui traite ce sujet, laisse comprendre qu’il y a une différence entre deux êtres qui ont du mal à se comprendre, qui s’opposent tout en recherchant cependant à se rejoindre. Pas facile du tout !
« Il faut se découvrir pour se connaitre et quoi de mieux que de parler ensemble » dit le texte, mais, car il y a toujours un mais qui se glisse entre les deux « Apprendre à se connaitre, en étant pas trop sélectif dans le choix des connaissances », puis découvrir que « Vous êtes de là-bas, vous êtes un étranger », la relation devient pas aussi facile que l’on pourrait le penser.

A tel point que la barrière s’installe, la frontière se trace et l’étranger s’installe de chaque coté. Une ligne, même si elle est imaginaire, va jusqu’à créer des conflits, faire fuser des insultes parfois racistes, créer un préjugé, autrement dit porter un jugement avant de mieux se connaître.
C’est sans doute cela qui fait que l’on généralise les choses et ce n’est pas forcément lié au racisme, mais aussi à l’organisation sociale, à l’appartenance à un groupe, créant ainsi des mondes qui ne peuvent ou ne veulent se rencontrer.
Puis soudain une note optimiste apparait, liée à un moment de réflexion de méditation. Les antagonistes, le blanc et le noir, se rendent compte qu’il a sans doute au-dessus d’eux, ce que certains appellent un Etre Suprême, d’autres Dieu, et qui leur est supérieur, pouvant amener à faire ressentir en soi une force pouvant apporter l’apaisement.

Alors, petit à petit, se crée une relation plus forte, un mélange entre ce blanc et ce noir qui passera, de façon furtive et grisante sur la scène, permettant ainsi de concrétiser cette recherche pleine de philosophie sur la relation humaine avec des comparaisons entre les valeurs et aussi l’orgueil. Cet orgueil démesuré qui empêche toute relation de vivre ensemble, l’un et l’autre; l’un avec l’autre; l’un pour l’autre que l’on appelle aussi la fraternité, la tolérance. Une fraternité qui n’est pas toujours facile mais qui, existe parce que l’on se parle, s’amuse, s’écoute comme peuvent faire des frères (ou soeurs) même dans leurs différences et qui se rejoignent pour la construction d’un autre monde « A nous deux … » « A nous de …. » le rendre meilleur.

Merci à la Compagnie Arc en Scène, basée à Autun (71), pour cet instant qui ne peut qu’apporter réflexion sur un sujet dont l’amour entre les hommes a bien besoin.

JC Reynaud

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