Châtenoy le Royal

Pourquoi faire un don d’organes ou de tissus

Le don d’organe est la phase primordiale avant la réalisation d’une transplantation chez un receveur. Il permet de sauver des vies : c’est un don de vie.

FRANCE ADOT 71, par la voix de Georges Rollin, greffé du coeur, informe le public de l’utilité de faire un don. info-chalon.com l’a rencontré lors d’une collecte de sang.

Info-chalon : Vous êtes vous-mêmes un greffé du coeur de longue date quel premier message donneriez-vous ?
Georges Rollin: « Je viens à des collectes de don du sang, je rencontre le monde du sport, je vais dans les collèges afin que tout le monde sache que cela existe et je fais part des conditions
Le don d’organes permet à des personnes atteintes de maladies graves de retrouver une seconde vie. 85% des Français sont favorables aux dons d’organes et pourtant un tiers des familles refuse le prélèvement parce qu’elles ne connaissent pas les volontés du défunt. »

IC : À quelles conditions doit-on pouvoir donner un rein, son cœur ou ses poumons? Comment encadrer les greffes de visage ou de mains? Geste de générosité, le don d'organes pose de lourdes questions éthiques.
G.R. : « Les prélèvements d'organes viennent majoritairement de personnes décédées, mais aussi parfois de personnes vivantes, comme pour certaines transplantations de rein.
Trois principes inscrits dans la loi de bioéthique régissent le don d'organes: le consentement présumé (chacun est un donneur potentiel, sauf s'il a exprimé son refus de son vivant), la gratuité du don et son anonymat (sauf pour les dons entre vivants, qui ne peuvent avoir lieu qu'entre proches).
Selon l'Agence de bio-médecine, 23828 patients étaient en attente d'un organe en France en 2017, et 6105 greffes ont été réalisées. »

IC : Il y a la théorie et la pratique. Que faut-il faire exactement pour se faire connaître comme donneur ?
G.R. :« La France a mis en place un dispositif plus solidaire envers les malades notamment avec le principe de consentement présumé. Le prélèvement d’organes est reconnu désormais dans le Code de la santé publique comme une activité médicale à laquelle tous les établissements hospitaliers doivent participer. Une loi qui s’inscrit dans trois principes majeurs : bien évidemment le consentement présumé, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur
Si on ne souhaite pas donner ses organes après sa mort, il existe deux moyens de le faire savoir : le dire à ses proches ou s'inscrire sur un registre national des refus.
L’objectif de FRANCE ADOT 71 est d’amener les adhérents à prendre position pour ou contre le don d’organes et de tissus et d’autre part de se porter volontaire au don de moelle osseuse.
Pour cela FRANCE ADOT remet à ceux qui en font la demande, une carte de donneur. Elle peut être demandé directement sur le site de www.france-adot.org ou en nous contactant pour la Saône et Loire à l’adresse suivante : FRANCE ADOT 71, BP 74, 71303, Montceau-les-Mines Cedex. Tel : 03 85 57 66 44; mail adot.71@orange.fr »

Donner ou non ses organes est une décision personnelle, qui ne répond qu’au choix de chacun, à son propre rapport au corps, au don, à la mort. Que l’on soit donneur ou pas c’est à chacun de décider. Donner peut sauver une vie.

JC Reynaud

 

 

 

 

 

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