Culture

Bonjour Monsieur Antoine s'expose jusqu'en octobre à Chalon sur Saône

Cette manifestation existe depuis de nombreuses années (environ 30 ans). Elle est désormais portée par l’Agence Livre & Lecture Bourgogne-Franche-Comté, fusion de deux entités : le Centre régional du livre de Bourgogne et ACCOLAD Franche-Comté.

Patrimoines écrits en Bourgogne-Franche-Comté rencontre chaque année un grand succès grâce à l’implication des bibliothèques, services d’archives et établissements documentaires, tous engagés pour donner à voir et à comprendre l’histoire de leurs collections patrimoniales. La manifestation défend l’idée que notre patrimoine n’est pas exclusivement monumental et muséal mais aussi ÉCRIT.

 

La bibliothèque municipale, dans le cadre de Patrimoines écrits en Bourgogne-Franche-Comté, propose :

 

Bonjour Monsieur Antoine

Exposition du 12|07 au 27|10

A la bibliothèque Adultes - Salle d’étude 

 

Jean-Claude Loubières, artiste discret et intuitif, glaneur du quotidien, donne une seconde vie à des bribes de documents que le hasard a laissés dans des ouvrages aujourd’hui conservés dans les fonds patrimoniaux de la bibliothèque de Chalon-sur-Saône. De ce travail est né le livreMonsieur Antoine, point de départ d’une exposition où se mêlent traces du passé, bibliothèque suspendue et livres d’artiste

 

Cette exposition consacrée, en partie, à la dernière création de Jean-Claude Loubières, artiste plasticien,  se déclinera en plusieurs chapitres tout au long de l’été : 

- A partir du 12|07 : Présentation de Monsieur Antoine, dernier ouvrage de Jean-Claude Loubières  

- A partir du  06|09 : Complétée par la Bibliothèque suspendue, installation de J.-C. Loubières

- A partir du 15|09 jusqu’au 27|10 : l’exposition sera enrichie par une sélection d’ouvrages de J.-C. Loubières acquis depuis les années 2000 par la bibliothèque de Chalon-sur-Saône.  

 

Qui est Jean-Claude Loubières ?

Né en Meurthe-et-Moselle ; vit et travaille dans le Lot après un long séjour en région parisienne. Présent dans de nombreuses collections privées et publiques en France, aux États-unis, en Allemagne, en Angleterre, etc.


JC. Loubières est un plasticien transfuge de la sculpture. Il s’est ensuite intéressé aux mots et aux lettres comme signes. Dans ses livres d’artiste, il interroge le « couplage » problématique du signe et du sens : il joue à déconstruire / reconstruire la relation signifiant / signifié, qu’elle soit textuelle ou visuelle.

JC. Loubières s’applique à rendre son travail éditorial accessible par-delà les frontières linguistiques puisqu’il pratique systématiquement le bilinguisme français-anglais dans ses livres. 

Avec ses lettres biscuits, ou en peau de pamplemousse, ou dessinées dans une coupelle de lentilles d’eau, le signe linguistique prend corps, devient matériel, physique et chimie, nourriture pour la réflexion. 

Une vidéo ou une bande-son, fruits de rencontres artistiques, accompagnent certaines œuvres éditoriales.

JC. Loubières est aussi photographe adepte de l’inventaire. Roland Breucker le qualifie de "glaneur du quotidien". Armé de son appareil photo, il arpente le réel et en prélève des éléments parcellaires qu’il recompose et fixe dans un autre espace, celui du livre. Décorations de Noël gonflables et kitchissimes vues dans les jardins de Chicago, maladies éponymes, panneaux de signalisation détournés par les arpenteurs des voies publiques, pictogrammes utilitaires, etc., toutes ces traces du quotidien sont ainsi transformées en signes chargés d’un sens qu’elles n’avaient peut-être pas dans leur état originel, dans leur perception spontanée.

JC. Loubières est un artiste - éditeur : il conçoit l’objet intellectuel et fabrique l’objet physique. Il apporte un soin particulier à la facture des objets car le livre n’est pas seulement un support à investir mais un médium total. Le façonnage de ses livres est soigné et souvent élégant : cahiers cousus, jaquette à larges rabats, dos toilés, papiers choisis, typographie très graphique. Il a également recours à des matériaux plus triviaux : des reliures à peignes en plastique ou à spirales métalliques, des bandes plastiques gravées à la pince Dymo comme celles que l’on colle sur les boîtes à lettres, toutes choses issues de la quotidienneté.

Pour certaines de ses œuvres, l’artiste a imaginé un dispositif permettant aux spectateurs d’examiner et de feuilleter les livres à loisir sans avoir à en supporter le poids. Ce dispositif se nomme Bibliothèque suspendue : une sorte de forêt dans laquelle le lecteur peut déambuler. Ainsi, l’artiste fait disparaitre le sentiment de frustration que l’on peut éprouver en voyant des ouvrages dans une vitrine, dans un musée, ou une bibliothèque, car désormais le livre n’est plus cet objet précieux que l’on préserve mais il redevient un objet ordinaire de la vie quotidienne.    

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