Culture

Rencontre entre les élèves de l'école Jean Moulin et Fanfare Olaïtan à Chalon-sur-Saône

Mardi après-midi, trois classes de l'école Jean Moulin, à Chalon-sur-Saône, recevaient Olaïtan pour une initiation à la musique et aux danses du Bénin. Retour avec Info Chalon sur cette rencontre qui inaugure cette quinzaine dans le quartier des Aubépins consacrée à ce pays africain.

De 14 heures à 16 heures, 60 élèves issus de trois classes (CE2/CM1, CM1/CM2 et de l'ULIS) du groupe scolaire Jean Moulin, situé au 90 de la rue du même nom, à Chalon-sur-Saône, découvraient et s'initiaient à la musique et à la danse béninoises accompagnées d'Olaïtan.


Cette fanfare, dont le nom signifie «La source ne tarit jamais» en gungbe*, est composée de 8 musiciens unis pour valoriser la culture traditionnelle du Vaudou dont le Bénin est le berceau.


On retrouve Cyprien (percussions), Simon (percussions et chants), Jules (percussions et chants), Christophe (trombone et cuivres), Edmond (soubassophone) et Calliste (trompette). Malheureusement, deux d'entre eux sont aux abonnés abstents, à la suite d'un accident. Nous leur souhaitons nos plus prompts rétablissements.


Les cuivres et les percussions se mêlent pour ne faire plus qu'un unisson à ressentir en dansant et en chantant. On n'écoute pas la fanfare Olaïtan. On la suit, on la vit et on la partage.


Quand on sait ce que le Bénin, ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, est capable d'apporter à la culture des fanfares, c'est tout naturellement que la Maison de quartier des Aubépins et l'Arrosoir ont voulu collaborer avec ces musiciens hors-normes, véritables gardiens d'une musique vivante.


Dans la salle prévue à cet effet, entre cuivres, percussions et tambours, les enfants de ces classes voix, sous la houlette de Muriel Dubois, directrice du groupe scolaire, et Sylvain Fargeix, professeur de chant qui officie également au Conservatoire du Grand Chalon, ont droit à des cours de chant. Quelques chansons sont en français, langue officielle du Bénin, d’autres sont en gungbe ou en yoruba*.


Les chants, comme «Ovi Boto Boto», tournent autour d’un thème commun : la joie de vivre.


Les enfants des classes voix ont à nouveau rendez-vous avec la fanfare Olaïtan, les vendredi 14 et jeudi 20 juin, de 14 heures à 16 heures 30.


Le jeudi 20 juin, à 17 heures, après la fin des classes, les élèves seront conviés à une restitution accompagnés des musiciens d'Olaïtan. Ce petit concert sera suivi d'un goûter partagé. Info Chalon reviendra sur ce petit concert et sur les autres évènements de cette quinzaine béninoise aux Aubépins mais plus largement dans la ville.

 

* Le gungbe, parfois nommé le gon ou le gongbe, est une langue parlée par l'ethnie des Goun au sud du Bénin, autour de Porto-Novo, la capitale du pays, ainsi qu'à l'ouest du Nigéria.
* Le yoruba, une des trois langues nationales du Nigeria (19% de la population de ce pays), est parlé par plus de 26 millions de locuteurs. Cette langue, celle du peuple Yoruba et qui appartient au groupe kwa (qui s’étend sur toute la zone côtière de l’Afrique de l’Ouest) des langues de la famille nigéro-congolaise, est parlée dans le sud-ouest du Nigéria mais aussi au Bénin, au Togo et dans la diaspora nigériane.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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