Economie

Communauté de communes Saône Doubs Bresse - Et si vous souteniez un projet visant à proposer aux consommateurs de la viande et de la charcuterie de porc sans colorant ni conservateur chimique ?

Alerté par un de ses indics, qu’on nommera « Damien B. » pour préserver son anonymat, votre serviteur d’Info-Chalon.com a rencontré Laura Bigot, une jeune femme de Saint-Gervais-en Vallière (Communauté de communes Saône Doubs Bresse). Une jeune femme qui recourt à un financement participatif afin de mener à bien son projet de création d’un atelier de découpe/transformation pour proposer directement aux consommateurs de la viande et de la charcuterie de porc sans colorant ni conservateur chimique.

Laura Bigot est jeune. Laura Bigot est une femme. Et comme elle est donc une jeune femme, elle a été un peu surprise quand votre serviteur d’Info-Chalon.com l’a appelée « Madame », lorsqu’il l’a saluée pour la première fois. Il est vrai que, âgée de 24 ans, on doit habituellement lui donner du « mademoiselle », à Laura Bigot. Contrairement à votre serviteur d’Info-Chalon.com qui, juriste de formation, donc un peu psychorigide sur certains points, préfère s’en tenir à la circulaire du Premier ministre de février 2012 demandant la disparition progressive des termes "mademoiselle", "nom de jeune fille" et "nom d'épouse" des formulaires administratifs. Et s’y tient d’autant plus facilement que, un peu féministe sur les bords, ladite circulaire vise à lutter contre certaines discriminations dont peuvent souffrir les femmes*.

Jeune femme de 24 ans, donc, Laura Bigot est issue d’une famille d’agriculteurs, à la tête d’une exploitation vieille de plus d’un demi-siècle à présent : « Au début, il y avait des vaches et des céréales, aujourd'hui nous avons toujours des céréales mais les vaches ont été remplacées par des cochons, élevés sur paille et sur caillebotis ». Et elle, Laura Bigot, représentante d’une nouvelle génération sensible aux questions environnementales et soucieuse de consommer des produits sains, c’est-à-dire le contraire de ce qu’on peut acheter chez [censuré], elle veut apporter sa pierre à l’édifice familial, déjà largement branché « agriculture raisonnée », comme vous pouvez le comprendre en conversant avec ses parents.

Et comment compte-t-elle apporter sa pierre à l’édifice ? En créant un atelier de découpe/transformation, ceci pour proposer directement aux consommateurs de la viande et de la charcuterie de porc garanties sans colorant ni conservateur chimique. Titulaire d’un BTS « production animale », qu’elle a préparé après un baccalauréat général au lycée agricole de Fontaines, ainsi que d’un certificat de spécialisation « produits fermiers » obtenu dans un autre lycée agricole de la Loire (le lycée Etienne Gautier Ressins), Laura Bigot possédait déjà toutes les compétences requises, en plus d’une solide expérience dans le milieu agricole. Il ne lui manquait plus que les financements. Pour mener à bien son projet, et c’est un autre signe que Laura Bigot est bien dans une démarche nouvelle, connectée, en phase avec les aspirations de nombre de ses contemporains, elle a choisi de recourir au financement participatif, c’est-à-dire à un mode de financement parfois appelé « crowdfunding » (ou, au Canada, « sociofinancement »), faisant appel à un grand nombre de personnes afin de financer un projet.

Vous voulez contribuer à cette aventure, ne serait-ce que pour dire à votre façon que vous souhaitez désormais consommer autre chose que des machins dont vous ignorez la provenance et la composition ? Tout comme vient de le faire votre serviteur d’Info-Chalon.com, vous pouvez le faire en devenant l’un des contributeurs du projet de Laura Bigot, dont les porcs seront élevés sur paille et nourris à partir d’aliments garantis sans OGM et sans antibiotiques. Comment ? En vous rendant le plus vite possible sur la page suivante : https://www.miimosa.com/fr/projets/nouvelle-activite-pour-learl-agriporc-la-vente-directe. Pour y faire quoi ? Pour y faire un « don, » de 10 euros ou plus. Un don qui ne restera pas sans contrepartie puisque, une fois le projet sur ses rails, vous recevrez, selon le montant de votre contribution, une contrepartie littéralement alléchante !

Si vous souhaitez encourager localement une autre façon de produire, c’est en tout cas une belle occasion de le faire !

Samuel Bon

 

  

*Pour en savoir plus, lire l’article du Monde :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/21/mademoiselle-disparait-des-formulaires-administratifs_1646538_3224.html

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