Edito

L'indignation à géométrie variable de la classe politique sur les agressions des journalistes

Chaque semaine qui passe et le comportement vis à vis de la presse et des journalistes en général est pointé du doigt. Le sentiment d'info-chalon.com.

Les images d'agressions de journalistes, de violences physiques vis à vis d'un cameraman se succèdent et il n'est question pour notre part d'accuser qu'un seul camp. Bien évidemment, il est plus "politiquement correct" de diffuser sur les grandes chaînes de télévision des images de journalistes agressés par des Gilets Jaunes que des journalistes victime de tir de flash-ball. L'Acte IX a toutefois révélé une montée en puissance des agressions envers la presse, quelque soit la ligne éditoriale d'ailleurs. Une agression qui n'est pas sans rappeler les agressions verbales dont elle est victime depuis de nombreuses années, dès lors qu'un journaliste fait son job avec un peu trop de zèle. 

Les exemples pullulent de politiques de droite comme de gauche qui s'en prennent à la presse dès lors que cette dernière vient fouiller d'un peu trop près les prises de position ou les actions des élus. Il suffit de passer une petite demi-heure sur Twitter et de remonter les flux d'élus bien connus ici ou là pour relever un grand nombre de mises en cause vis à vis de la presse. Et ce n'est pas Emmanuel Macron ou un certain nombre de ses ministres qui pourront dire le contraire au regard d'un certain nombre de déclarations. 

De temps à autre, ces mêmes politiques jouent l'indignation, s'attachant à la liberté de la presse, érigant le "Je suis Charlie" en étendard Républicain, frappé soudainement d'Alzheimer, oubliant leurs propos à l'égard de cette même presse. 

Oui, Messieurs (et Mesdames) les Elus, vous jouez une lourde responsabilité dans la stigmatisation de la presse ! Et oui l'indignation ne peut être à géométrie variable en fonction de vos intérêts et de vos ambitions personnelles. 

Laurent Guillaumé 

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