Faits divers

TRIBUNA DE CHALON - Il était venu faire son commerce de stups à Chalon sur Saône... bien mal lui en a pris !

Dimanche dernier, l’édition 2018 du festival Chalon dans la rue a pris fin, c’était l’heure du remballage et du départ des festivaliers, sauf pour J. G., 34 ans, retenu en garde à vue. J. G. avait fait une petite trotte depuis Lons le Saulnier pour venir jusqu’ici, les poches pleines. Dimanche il avait encore avec lui 8 grammes d’héroïne, 6,8 grammes de cocaïne, 4.8 grammes d’extasy, et 8.7 grammes de MDMA, et le voilà poursuivi pour trafic.

Placé en détention provisoire avant-hier, J. G. demande dès l’ouverture de l’audience de comparution immédiate de ce jeudi 26 juillet, un délai pour préparer sa défense. « C’est juste pour vous montrer que je suis prêt à faire un effort, car là, j’ai rien à vous prouver. » Il veut dire qu’il n’a aucun élément matériel venant soutenir sa bonne foi : engager des soins, des sevrages. Maître Bailly dira qu’il « n’avait pas encore eu le déclic qui lui dit d’arrêter ».

Arrêter, quand on est polytoxicomane, c’est une gageure. Arrêter, quand on est multirécidiviste, c’est ce qu’on peut faire de mieux, avant que les années de prison ne se succèdent. Mais dire qu’on « veut arrêter » quand on comparait, que ce soit arrêter de boire, de se droguer, de voler, de conduire sans permis, c’est toujours reçu comme une déclaration d’intention de principe, et personne n’y croit. L’expérience, sans doute. « Il n’a aucune ressource et il avait plus de 200 euros sur lui. D’où vient cet argent, si ce n’est du trafic ? » Le procureur de la République demande que J. G. soit maintenu en détention : le risque de récidive est acquis, et il est en état de récidive légale.

Le procureur dit que J. G. consomme de la drogue dure 2 à 3 fois par jour. L’avocate dit qu’il a des soucis de santé. On se dit que ceci entraîne volontiers cela. Dans la salle, sa mère. Il vit chez elle, encore, ou à nouveau. Elle est là pour lui, mais aussi pour montrer au tribunal qu’elle ne se dérobe pas, qu’elle peut l’héberger encore en attendant le jugement. Un fils toxicomane, une fille toxicomane, c’est dur. Très dur. Et beaucoup du reste ne voient plus leurs familles. Elle est là. Il est dans le box, dans l’état où les drogues finissent par vous mettre.

J.G. encourt une peine importante. IL sera jugé mi-août, d’ici là il est maintenu en détention.

FSA

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