Faits divers

Trois mois de prison pour avoir agressé une surveillante

Un détenu du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Chalon à 3 mois de prison pour avoir agressé une surveillante

Les faits se sont passés, un mois après son incarcération, le 12 janvier 2017. Ce jour-là, Jérôme, qui purgeait une peine de 3 ans et demi de prison pour des violences conjugales, s’est précipité sur la surveillante qui distribuait le repas, avec une arme blanche de confection artisanale dans la main, à savoir un stylo muni d’une lame de rasoir.

Le lendemain, il devait passer devant le juge pour enfants et il voulait voir le surveillant-chef, afin qu’il puisse appeler sa femme avant la rencontre avec le magistrat. Le prisonnier détenait une autre arme blanche artisanale, sous la forme d’un briquet avec une lame de taille-crayon, qu’il a remis de son propre chef aux gardiens. Jérôme a fait une lettre d’excuses mais cela n’a pas suffi. Il est parti vingt jours en quartier disciplinaire. 
« Même si cela n’a pas porté à conséquence, le geste est là. Elle a pu craindre pour elle. » a fait remarquer Me Julien Marceau, conseil de la surveillante. « Je pense qu’elle a eu peur et je m’en excuse » a fait savoir au Tribunal le prévenu, lequel a également indiqué qu’il avait changé de comportement. « Je ne pense pas refaire des conneries » a-t-il ajouté.
Et pourtant des bêtises, l’homme, qui a aujourd’hui 41 ans, en a fait. Son casier judiciaire ne comporte-t-il pas seize mentions, dont beaucoup pour des faits de violences, avec en toile de fond les stupéfiants et l’alcool. 


Un cas isolé


Après avoir rappelé que Jérôme était « un habitué des violences », le substitut Dominique Fenogli a fait observer que celui-ci était « quelqu’un de tranquille en détention ». C’est l’administration pénitentiaire qui le dit. Ce que confirme l’avocate du prévenu, Me Charlotte Lamain. « Depuis les faits il n’y a eu aucun incident ». Il travaille aux cuisines et participe à toutes les activités. Et l’avocate creusotine de parler de « cas isolé ». 
C’est peut-être un cas isolé, mais cela a quand même valu au prévenu de voir la date de sa sortie de prison repoussée de 3 mois. Il devra en outre payer 500 € de dommages-intérêts à la surveillante et 600 € pour les frais d’avocat.

Gabriel-Henri THEULOT

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