Faits divers

Tribunal correctionnel de Chalon
 : 8 mois de prison pour avoir dépanné en cannabis...

Répondant à une convocation sur procès-verbal, Kouao a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Chalon pour toute une série d’infractions à la législation sur les stupéfiants. Il était également poursuivi pour deux manquements au code de la route.

Le ministère public avait requis seulement 4 mois de prison avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve de 2 ans avec obligation de soins et de travail. Le Tribunal s’est montré plus sévère à l’encontre de Kouao en le condamnant à 12 mois de prison, dont 4 mois avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de 2 ans avec obligation de suivre des soins addictologiques et psychologiques, d’avoir un travail ou une formation, et d’effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière.


Les juges ont certainement tenu compte de la déposition à la barre d’une travailleuse sociale de l’AEM (Association d’Enquête et de Médiation) 71, faisant observer que Kouao était « quelqu’un qui se victimise beaucoup et qui reporte la faute sur autrui ». Et, ce qui n’a rien arrangé, il semble bien que le prévenu, comme l’a signalé la présidente Ségolène Lothe-Sordel, ait eu du mal à respecter le dispositif d’accompagnement mis en place dans le cadre de son placement sous contrôle judiciaire. Même si Me Benoît Diry, son conseil, n’a pas été du même avis. « La démarche de soins est suivie...certes de façon imparfaite. Mais il sait se saisir de cette problématique ». 


Un accident de la circulation pour commencer...


Les ennuis de Kouao ont commencé dans la soirée du 12 septembre 2018 à Bosjean, quand il a été victime d’un accident de la circulation. Le véhicule, dans lequel il était seul à bord, est parti en contrebas de la route. L’éthylotest a révélé un taux d’alcoolémie dans le sang de 1,65g et un dépistage salivaire a été positif au cannabis. Le mis en cause a confié qu’il avait bu deux verres de crémant chez lui et deux verres de rosé chez un ami. Et pour ce qui est du cannabis qu’il fumait un ou deux joints par jour depuis l’âge de 15-16 ans. Une dizaine, voire une quinzaine, dira plus tard son ex-compagne au cours de l’enquête. Car enquête il y a eu. Ouverte par les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Germain-du-Bois. Et dans le cadre de laquelle on a appris qu’il aurait revendu du cannabis à Montjay courant 2017 et 2018.


Il n’est pas un revendeur... 


Des faits que Kouao ne reconnait pas. Et pourtant d’après les témoignages il aurait eu 3-4 clients. Concédant toutefois que cela lui est arrivé de dépanner une ou deux fois... moyennant 10 € ! Ce qui a fait dire à Me Diry que son client avait une définition bien à lui du mot « dépannage », qui ne correspondait pas tout-à fait avec celle du Tribunal.
« Le prévenu cherche systématiquement à se déresponsabiliser » a souligné le substitut Christel Benedetti. Il ne serait qu’un petit consommateur s’approvisionnant de temps en temps à Chalon. Une situation qui n’est guère en accord avec son casier judiciaire, lequel fait apparaître six mentions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.

Gabriel-Henri THEULOT

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