Givry

MUSICAVES DE GIVRY 2018 : La fureur sans le bruit, avec Rumble2Jungle

Un nom quasi imprononçable quand on ne parle l’anglais que sous la torture, mais un son qui donne envie de renouveler l’expérience menée par Ken Kesey et ses potes magnifiquement narrée par le défunt Tom Wolfe dans Acid Test, c’est l’espèce de miracle qu’accomplit Rumble2Jungle, l’une des pépites offertes par Philippe Perrouset, pour le cru 2018 des Musicaves de Givry.

L’énergie de Led Zeppelin au sommet de sa gloire, c’est-à-dire lorsque le groupe britannique donnait naissance aux grands courants musicaux encore d’actualité (Heavy Metal, Funk) dans les années 1970… Un nom rendant hommage au fameux combat de boxe disputé par Mohammed Ali à Kinshasa en 1974… Une chanteuse à la voix Soul… Une rythmique endiablée, à la croisée du blues et du Rock… Autant dire qu’avec Rumble2jJungle, les amateurs de prestations scéniques de qualité vont en avoir pour leur argent. Et inutile de préciser que celles et ceux qui ne jurent que par ce que les seventies ont produit de meilleur ne vont pas être en reste (Ecouter ICI).

Faut-il pour autant qualifier Rumble2Jungle de résurgence d’une époque dont on est souvent nostalgique, même quand on ne l’a pas connue ? Ce serait certainement réducteur. Le son de ce groupe n’est pas celui d’un autre. Comprendre : Rumble2Jungle a une identité propre. Ce n’est pas « qu' » une réincarnation des grands groupes de Rock dont on a tous, au moins, un album qui traîne chez soi ou dans la boîte à gants de la voiture (Iron Butterfly, Deep Purple, The Grateful Dead), du moins quand on aime cette musique-là… En effet, le curseur de Rumble2Jungle ne s’est pas bloqué sur la période allant du « Summer of Love » à l’entrée par effraction du Punk, avec le Never Mind the bollocks des Sex Pistols et leur « no future » en bandoulière. Ses compositions sont le fruit d’influences multiples. Elles empruntent même (très bien) au hip-hop. Elles sont en tout cas bien léchées et, sur scène, leur façon de les jouer est une incitation « à faire l’amour, pas la guerre », tout en continuant de combattre pour un monde meilleur.

Pour vous en convaincre, le mieux est tout de même d’aller les voir, le samedi 30 juin, au Domaine Besson, à partir de 21 h. Car, entre visionner sur « you tube » un de leurs morceaux, seul chez soi, en liquette ou pyjama, un mojito à la main… et vivre leur musique, au milieu d’une foule qui en redemande, face à une scène à la déco qui déchire sa race, y a pas à choisir son camp, camarade ! C’est aux Musicaves de Givry que tu sauras ce que vibrer veut vraiment dire.

Samuel Bon

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