Givry

Martin Paillard de retour à Givry, après un périple à vélo, qui a duré une année

Au départ, il n'était pas sûr de pouvoir aller en vélo jusqu'à Macon. Finalement, un an après, il s'est retrouvé à … Singapour.

C'est une aventure extraordinaire qu'a vécue ce jeune givrotin de 29 ans, qui avait jusque là connu un parcours assez classique. Après ses études, il avait en effet fait le choix de travailler à Amsterdam, pour « parfaire son anglais », dans le domaine du marketing.
Puis, au fil du temps, il a été quelque peu déçu par le monde du travail et a éprouvé de plus en plus « le sentiment de passer à côté de quelque chose » . Après 18 mois d'intenses réflexions, il a donc décidé de « s'écouter et d'affronter ses peurs ».
C'est ainsi qu'il a décidé de partir seul pour un périple à vélo, alors qu'il n'avait jamais parcouru de longues distances à bicyclette, qu'il n'avait jamais fait de camping et qu'il n'était jamais parti seul.

Il ne s'est par ailleurs donné aucune limite de temps pour réaliser ce périple, ce qui l'a conduit à démissionner de son emploi. Il ne s'est non plus pas donné d'objectif géographique, et a décidé de se laisser aller au gré des opportunités. Enfin, pour ne rien devoir à personne, il a refusé de solliciter des entreprises pour financer son voyage.
C'est dans ces conditions qu'il a quitté Givry le 1er mai 2018, avec pour premier objectif Toulon, qu'il a atteint assez facilement …, à sa grande surprise !
Fort de cette réussite, il a ensuite embarqué pour la Corse, avant de visiter 21 pays, qu'il a traversés plus ou moins vite: de 3 heures pour la Slovénie à 1 mois et demi pour l'Iran ou l'Inde.
La solitude n'étant pas facile à supporter tous les jours, son amie est venue le retrouver en Grèce et en Inde et son petit frère, ainsi que son meilleur ami, l'ont accompagné du Laos jusqu'à l'étape finale, Singapour.

Au final, lorsque Martin tente de faire le bilan de ce périple, il retient les magnifiques aventures humaines qu'il a vécues, avec des gens très accueillants. Sur ce point, il a d'ailleurs remarqué que « Plus on se dirige vers l'Est ou/et plus les gens sont pauvres, plus ils sont accueillants.»
Il était par exemple « content de quitter l'Iran, où il a été constamment arrêté par des gens, qui voulaient lui offrir quelque chose. Cela en devenait pesant ! ».
En revanche, il oubliera très vite les quelques mésaventures désagréables qu'il a vécues en Turquie, comme « la rencontre avec des Afghans, qui ont voulu le dépouiller, ou avec des chiens abandonnés, qui l'ont attaqué.

Et ce qui est sûr, c'est que Martin a changé !. Il n'est plus le même !
Il n'a plus envie de travailler dans le marketing et «veut maintenant se diriger vers des activités, qui ont du sens pour l'humain et la nature ».
Il va d'abord prendre le temps de « profiter de ses proches,qu'il est heureux de retrouver, et … de la nourriture française (particulièrement le fromage et le vin, qui lui ont manqués) ». Ensuite, il va créer des vidéos sur chaque pays qu'il a visité et a en projet l'écriture d'un livre.
Enfin, il envisage d'adopter le mode de vie des « néo-ruraux, qui viennent de la ville et veulent vivre à la campagne, tout en maintenant un lien avec la société », avec comme devise, celle qu'il a fait sienne suite à sa belle aventure : « Plus rien n'est impossible ! » 

 

Hervé DELANEY

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