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« Je veux une République exemplaire », qu’y disait, en 2012, le François…

A l’heure où les uns et les autres fourbissent leurs armes pour conquérir ou reconquérir l’Elysée, Info-Chalon a lu pour ses fidèles lecteurs une enquête consacrée au résident actuel de l’hôtel particulier de la rue du faubourg Saint-Honoré à Paris : François Hollande.

Pour se faire élire président de la République, en 2012, François Hollande, l’homme qui se voulait « l’adversaire de la finance »,  avait ratissé large pendant des mois, promettant même d’accorder « le droit de vote aux élections locales aux étrangers, résidant légalement en France depuis cinq ans ».

Pour ratisser encore plus large, son équipe de campagne et lui avaient même pris « 60 engagements pour la France », compilés dans un livret de 42 pages, que les militants et sympathisants du Parti socialiste s’étaient vus chargé de distribuer, tant que faire se peut, aux électeurs de France et de Navarre. Dans ledit livret, page 31, le candidat Hollande disait explicitement vouloir une « République exemplaire », manière de sous-entendre que celle présidée par Nicolas Sarkozy ne l’était pas, loin s’en faut.

A lire L’Elysée off, le récent bouquin de Stéphanie Marteau, journaliste indépendante, et d’Aziz Zemouri, reporter au Point, ce dont les Français ont hérité avec l’élection de François Hollande à la présidence en 2012 est surtout exemplaire d’une République telle que les électeurs n’en veulent plus… Car, à l’issue de l’enquête qu’ils ont menée auprès de ceux qui côtoient de très près le résident du « Palais » situé au 55-57 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris (conseillers du Président, hauts-fonctionnaires, gendarmes, « sièges », petit personnel de l’Elysée, majordomes), depuis qu’Hollande est président de la République, c’est toujours autant, sinon davantage, la « fête du slip »…

Entouré de petits marquis de la noblesse d’Etat, fraichement sortis de ces moules à libéraux bornés que constituent l’ENA et HEC, le Président, fournisseur officiel d’emplois quasi-fictifs et distributeur de strapontins à ses potes de la fameuse « promotion Voltaire », semble en effet plus préoccupé de trouver des stratagèmes pour aller rejoindre Julie Gayet incognito la nuit venue – avec le succès que l’on sait - ou de missionner ses sbires pour qu’ils dénichent – en toute illégalité – des boules puantes à même de servir de contre-feux pour faire oublier le scandale Cahuzac ou l’affaire Thévenoud, que d’inverser la courbe du chômage… Et, en ce sens, il n’a rien à envier à son prédécesseur…

« Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que tout change ».Les amateurs du cinéma de Luchino Visconti connaisse sans doute cette réplique, mythique, de Tancredi Falconeri, incarné par Alain Delon, dans Le Guépard (1963). A l’évidence, une fois refermé le livre de Marteau et Zemouri, c’est un peu le même film qu’on tourne au sommet de l’Etat, plus précisément du côté de l’Elysée. Avec une petite différence au niveau du casting, celui-ci étant a priori entièrement composé d’acteurs de série B…

 

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