Mercurey

Sauvegarde du patrimoine sort son troisième opus

Samedi dernier l’association Sauvegarde du Patrimoine de Mercurey dressait, chapiteaux, tables et sièges, place des Noyers à Chamirey, pour présenter officiellement la Gazette du Petit Mercure.

Ce numéro 3, de si belle facture, est préfacé par Lucette Desvignes, née à Mercurey entre les deux guerres, dont les parents étaient instituteurs de l’école primaire et qui furent ensuite, directeurs de l’école du centre à Chalon Sur Saône.

Les enfants du groupe scolaire de Mercurey ont accueilli l’écrivain par des chants bourguignons accompagnés à l’accordéon par Elise Thomas, musicienne mais aussi enseignante, qui connait bien le village pour y avoir fait un remplacement.

Madame Desvignes, ancien professeur, qui habite Dijon maintenant, dont le destin universitaire faisait souvent quitter l’hexagone, n’a pas caché son émotion devant l’accueil fait par son pays natal. Après une œuvre littéraire abondante, cette dame de 91 ans, d’une vivacité et une énergie remarquables, entretient presque quotidiennement un blog.                                                                (desideesetdesmots,lucette.desvignes.over-blog.fr). Lire le blog du 13 juin.

Pourquoi la présentation du numéro 3 de cette gazette à Chamirey ?

Parce que l’histoire des héros, nés de l’imagination de Madame Rosine Rousseau, adhérente de l’association, continue dans ce lieu, mis à l’honneur pour l’occasion à travers les œuvres picturales d’un habitant de ce hameau de Mercurey, Joseph Ancelin(1882-1969). D’autres familles sont évoquées dans l’édition de ce troisième numéro. On y trouve également, comme dans les 2 précédents, outre des renseignements telle la liste - copie d’un papier jauni, confié par un adhérent -  des maires et adjoints de la commune de 1800 à 1930,  une recette locale, une chanson composée par un personnage typique du village et, en patois, la fameuse histoire du « Chapiâ d’la Nanette » racontée tant de fois avec truculence par le conteur émérite, aujourd’hui disparu : « Auguste Raquillet » de Chamirey.

Au cours de ce petit spectacle et juste avant l’allocution du maire, Dominique Juillot, nous avons appris de Damien Brintet, quelques détails sur le patois bourguignon, issu

 

du vieux français, qui n’est pas sans rappeler les racines latines de l’espagnol, du portugais, de  l’italien et de certaines langues du centre de l’Europe. Fort de cela,  Damien Brintet précisait que le patois bourguignon n’est pas du « mal parler »,  avant de conclure que, « patoiser »,  - exemples à l’appui -  c’est parler européen.

De nombreuses photos prêtées par les habitants - qu’ils soient ici remerciés -,  illustrent le récit qui se situe dans ce n°3, juste avant la guerre de 14. Les personnages sont fictifs mais tout ce qui leur arrive est authentique, grâce au collectage de la parole des anciens, fait par les membres de l’Atelier Mémoire de Village,  dirigé par Emmanuelle Lieby qui a lancé cette idée en 2014. On découvre ainsi une véritable chronique villageoise qui indique au lecteur, où étaient situés les commerces, quelles personnes les tenaient, et comment vivaient les habitants de Mercurey dans ces lieux où nous vivons encore aujourd’hui. Elle le laisse en attente de la suite de l’histoire. Celle-ci ne manquera pas le rendez-vous de 2018.

La matinée s’achève joyeusement à l’ombre des grands arbres, par un vin d’honneur offert par la mairie, en présence de plusieurs conseillers municipaux, des enseignants, des parents d’élèves et de nombreux habitants du village.

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