Mercurey

Procession du 15 août à Mercurey - En 2017, ils étaient 113…

La forte chaleur de l’après-midi,  peut-être l’absence de jeu cette année - celui de l’an dernier : « cherche les anges » avait attiré une vingtaine d’enfants – pouvaient expliquer qu’ils n’étaient que 40 pèlerins ce 15 août, à la marche processionnelle traditionnelle.

Qu’importe,  avec foi et courage, les pèlerins d’un jour, mettant leurs pas dans ceux du père Jean-Michel Payeur, s’élançaient depuis la petite église de Mercurey en direction du coteau En Bussière, pour se rendre auprès de la statue de la Vierge Marie.

Des chants, des textes revigorants, des prières… tous les ingrédients y étaient pour faire de ce pèlerinage une fête joyeuse et roborative.  Le tout nouveau curé de la paroisse, successeur du Père Alain Dumont, n’a pas hésité pour mieux faire entendre la bonne parole, de gravir le piédestal de la Croix de Chaumeu, passage obligé, étape du parcours : - «  certains portent leur croix, ici, c’est la croix qui me porte » dit-il avec humour.           

Le soleil darde si fort ses rayons qu’à chaque zone d’ombre, il fait bon de s’arrêter un moment.

Puis, le groupe emprunte le chemin qui monte tout le long dans les arbres. Rude et caillouteux au début, il devient plus facile dès qu’on approche du site. Mais c’est un parcours aisé qui se fait au rythme des respirations. 

Au bout du chemin, on aperçoit la statue et sa robe de bronze nacrée. Elle étend les bras dispensant ses bienfaits. Moment de grâce, où l’on perçoit l’élévation de l’âme.

Arrivés là-haut, c’est chaque année la même émotion ;  devant cet océan de vignes, le paysage  est à couper le souffle.  Comment ne pas remercier devant la beauté de cette création ?

Les enfants déposent leurs bouquets de fleurs aux pieds de Marie  «  notre Maman du ciel  »  comme aime le dire  le pape François. Encore quelques chants, puis le Père bénît les vignes ainsi que l’assemblée  - généreusement – (asperges me). Au grand bonheur de tous et surtout celui des enfants, de recevoir, ne serait-ce que quelques gouttelettes de  cette eau bienfaisante. 

Le président de l’association Roelof,  après un bref commentaire historique, a souligné que la statue fêtera ses 150 ans en 2020. Il est prévu a-t-il ajouté, de la repeindre ainsi que la grille. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues. L’appel a été entendu.

Le retour se fait rapidement, certains comme des cabris, redescendent par la rue de Pourtu (pertuis, le trou, en langage vernaculaire), d’autres par le même chemin qu’à l’aller,  pour se retrouver tous, le long de l’église sous les tilleuls  où quelques personnes de l’association étaient restées pour préparer rafraichissements  et friandises.  

Bienvenue cette eau, bienvenus ces jus de fruits, par cette chaleur, bienvenus les mercurey rouges et blancs pour régaler nos palais,  offerts comme chaque année par la municipalité. Qu’elle soit ici remerciée.

Une fois de plus, la fête votive, séculaire de Sainte Marie, patronne de Mercurey, s’est déroulée dans la joie. 

Et quelques anciens d’évoquer avec nostalgie l’histoire du  «  chapia d’la nanette »  contée par Auguste Raquillet trop tôt disparu.. Elle commençait ainsi : «  Y s’paso l’jo d’la Sainte Marie, qui c’ment vous’l’sé tous,  eto  l’jo  d’la fête de Marcurey ».

Enfin, so bon ! Pour la traduction, le lecteur peut se fier à son intuition, mais s’il  ne comprend pas, qu’il contacte donc un vieux de Mercurey. 

   J. Menand

Phot A.Pagnier

Sauvegarde du Patrimoine de Mercurey

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