Mercurey

Le Giroux sous l'examen minutieux de l'Université Lyon 3

Depuis quelques mois, c'est un dispositif financé par le CNRS et l'Université Lyon 3 qui a pris place le long de la rivière qui traverse la commune de Mercurey.

Ce sont des données précieuses qui au fil des mois vont être collectées par l'université de Lyon 3. Au centre de l'intérêt porté par Etienne Cossart, Professeur de géographie à l'université lyonnaise, l'expérience quasi unique de celle réalisée par la commune de Mercurey dans le cadre du grand remembrement des années 80, suite aux terribles inondations. Un remembrement qui a valeur de référence au niveau national. 

Une modélisation du fonctionnement du vignoble

Avec le soutien de l'association foncière de Mercurey, présidée par Jean-Luc Duvernay, l'Université Lyon 3 entend s'appuyer sur la rivière communale comme "un exutoire de tout le vignoble de Mercurey". Au coeur de l'analyse du préleveur, ce sont les sédiments transportés par le Giroux qui vont être passés au crible de l'analyse universitaire. En phase de test pour le moment, le préleveur devrait être pleinement opérationnel dès les premières intensités en terme de précipitations. Il faudra à partir de là, une bonne année, pour que les premières données soient exploitables scientifiquement. 

Etienne Cossart rappelle que l'érosion des sols est au coeur de nombre de politiques publiques ces dernières années avec une vraie prise de conscience même si il reste encore tant à faire. "Il nous appartient de casser les autoroutes érosives. La quantité de sédiments transportée par le Giroux nous permettra d'avoir une vision globale et de modéliser le fonctionnement du vignoble". Toutes les données collectées sont transmises directement par Wifi à l'université lyonnaise. Une expérience similaire est également menée dans le Beaujolais. Une affaire qu'info-chalon.com suivra de près. 

Laurent Guillaumé 

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