Opinion de droite

"La Présidente de la région Bourgogne-Franche Comté a-t-elle été informée" s'interroge François Sauvadet au sujet du plan de suppression d'emplois chez PSA

La direction du groupe PSA a annoncé hier son intention de se séparer dans les prochains mois de 2.133 salariés en France.

Même si le constructeur dit n'envisager aucun licenciement, ce sont tout de même plus de 2.000 emplois qui seront purement et simplement supprimés. Pour les bassins d'emplois concernés, notamment dans le Doubs, le coup est rude.

En novembre dernier, en pleine campagne régionale, la candidate Dufay partie tracter devant les portes de PSA Sochaux, déclarait "En 1945, on a inventé la Sécurité sociale ; aujourd’hui il faut inventer la Sécurité professionnelle". Un an plus tard, elle est où la sécurité professionnelle ?

Un an après la fusion des Régions qui en a fait la seule collectivité compétente en matière d'économie, la gauche régionale discute dans ses cafés-débats pendant que notre territoire souffre économiquement.

Et nous revient cette question : la Présidente de Région était-elle informée ?

La conjoncture et les prévisions économiques maussades, propres à la France et à notre région, ne sont pas étrangères à la stratégie déployée par les industriels sur notre territoire. Après Alstom, Logo, Sfar, Allia, le cas PSA est symptomatique d'un délitement du tissu industriel de la Bourgogne-Franche-Comté.

Et pendant ce temps-là, la Présidente de Région se fendait, il y a moins d'une semaine, dans la presse régionale d'un abasourdissant "Pourquoi allez vite alors que nous avons 6 ans devant nous ?", l'urgence se rappelle pourtant à elle et à ses amis socialistes chaque jour. 

Première région industrielle de France, notre territoire a tous les moyens pour évoluer et adapter son outil de production aux exigences de l'économie du XXIème siècle. La collectivité doit y prendre toute sa part.

La réflexion doit se porter sans attendre sur la mise en place d'une offre cohérente de formation au service de nos entreprises.

Nous devons dès maintenant former nos jeunes aux métiers de demain.

A défaut d'être "consternée", je demande solennellement à Marie-Guite Dufay d'être à l'offensive pour soutenir une offre de formation et de recherche globale pour l'industrie du futur.

 

François Sauvadet

Président du groupe de l'Union des Républicains, de la droite et du centre

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