Opinion de droite

"Ma ligne est celle de la constance" pour Guillaume Jacquot, soutien de la première heure à François Fillon en Saône et Loire

Communiqué - Vendredi 3 mars 2017

 

 


J’ai bien reçu l’invitation des médias locaux à m’exprimer sur ce qui est appelé depuis plusieurs semaines « l’affaire Fillon ».


N’ayant pu y donner une suite immédiate pour des raisons professionnelles, je prends le soin aujourd’hui de clarifier plusieurs points.


Lorsque j’ai indiqué en novembre dernier, que François FILLON était le seul candidat sérieux de la Primaire de la droite et du centre, à n’avoir jamais été convoqué par un juge d’instruction, cela était vrai. Personne n’imaginait à l’époque qu’une telle affaire puisse exister.


Qui me dit que mon voisin, que mon collègue de travail, qu’un journaliste local ou national, que Monsieur MACRON pourquoi pas, ne sera pas convoqué par un juge d’instruction demain ?


Avoir affirmé que François FILLON était le seul candidat crédible de la Primaire de la droite et du centre à n’avoir jamais eu affaire à la justice était la stricte vérité.


Il y aurait beaucoup à dire sur le calendrier de cette affaire. Nous verrons ce qu’il en sera au final.


Je rappelle simplement qu’à l’heure où j’écris ces lignes, il n’est pas mis en examen. C’est par fidélité, une notion qui peut paraître désuète à cette époque si troublante, que je soutiens François FILLON encore à ce jour.


J’ai à l’esprit le mois de février 1995, période où Jacques CHIRAC était crédité de 6% des voix dans les enquêtes d’opinion et était dans le même temps visé par trois instructions judiciaires. Il a été élu Président de la République quelques semaines plus tard…


Nous mélangeons allègrement depuis le début la morale et le droit dans cette affaire. Le jugement moral est toujours individuel, subjectif et partial. Une chose est certaine. La classe politique de façon générale a bénéficié de nombreux privilèges abusifs durant une longue période.


Le cumul des mandats, les avantages en nature ou par exemple encore les régimes spéciaux de retraite pour les parlementaires, sont choquants pour les français.


A titre personnel, j’ai depuis quelques temps, plusieurs sentiments quant au fonctionnement institutionnel de notre pays.


Concernant la Justice, je suis partisan de la dissolution du Conseil Supérieur de la Magistrature (instance qui nomme les magistrats français) qui met chaque jour en lumière la trop grande proximité des magistrats du Parquet vis-à-vis de l’Exécutif. La Cour européenne des droits de l’homme a d’ailleurs mis la France en garde car ce processus de nomination ne garantit pas, selon elle, l’indépendance nécessaire des autorités judiciaires. Je suis aussi favorable à la suppression du Parquet, puisqu’il agit également sur ordre unique de l’Exécutif. L’indépendance de son action est trop souvent en doute. L’idée serait de le remplacer par un avocat, qui défendrait les intérêts de l’Etat sur ordre du juge d’instruction, à l’instar de la défense et des parties civiles.


Pour que ce système fonctionne, il sera bien sur impératif de supprimer la professionnalisation des magistrats. Les magistrats, qui ne seraient plus formés par l’Ecole Nationale de la Magistrature, celle-ci ne formant aujourd’hui plus que des magistrats aux idées bien orientées et à l’impartialité plus qu’interrogative, seraient cooptés parmi des personnalités qualifiées qui pourraient justifier d’une expérience juridique de plus de dix ans.


S’agissant du fonctionnement de notre démocratie représentative, je regarde avec attention l’idée de limiter à deux ou à trois le nombre de mandats nationaux, ainsi qu’à deux ou à trois celui des mandats locaux, tout cela dans une seule vie. C’est la condition indispensable au renouvellement de notre vie démocratique.

Sur le fond de l’affaire qui concerne François FILLON, je n’ai pas d’opinion. Contrairement à quelques journalistes qui n’ont pour seule ambition que de combler le vide et à exciter les passions populaires, je me garde bien d’avoir un avis sur un dossier judiciaire dont je ne connais aucun des éléments.

Pour l’heure, François FILLON est présumé innocent. L’affaire suis son cours, à quelques jours d’une échéance électorale majeure pour la France. Le séisme au sein des Républicains est tel que toutes les prises de positions sont respectables, à condition qu’elles soient fondées sur des motifs respectables.


Je me suis déclaré en sa faveur dès le début de son engagement présidentiel, je crois en lui et en son voeu de diriger la France avec sérieux et conviction, à l’heure où nous souffrons tous et toutes de la voir glisser. Je n’ai pas envie de confier mon pays à un Hollande déguisé en trentenaire soutenu par une élite bien pensante qui passe son temps à enfoncer des portes ouvertes ou à une Marine Le Pen, héritière sans cap et incohérente, qui appauvrirai encore plus les français et les trahirai par son irresponsabilité et son manque de sérieux. Qu’a-t-elle d’ailleurs à proposer aux français hormis l’inexpérience et l’incapacité à proposer des réformes structurelles ? Les lendemains qui chantent sont toujours financés avec l’argent des classes moyennes et populaires. Nous avons vu combien cela coûtait avec François HOLLANDE !

 

Pour toutes ces raisons, je soutenais hier François Fillon, je le soutiens encore aujourd’hui et je le soutiendrais demain. Ma ligne est celle de la constance.

 

La fidélité envers son leader étant une constante gaulliste.



                                                                                  Guillaume JACQUOT

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