Opinion de gauche

Noémie Danjour, conseillère municipale d'opposition à Chalon sur Saône répond à Gilles Platret

J’avais imaginé la petite frustration de Gilles Platret cet été, ne pouvant rédiger un arrêté contre le burkini dans notre ville, faute de plages. Il lui fallait pourtant faire parler de lui en cette rentrée politique de septembre.

C’est ainsi qu’il annonce aujourd’hui par communiqué de presse, que la ville de Chalon « n’a pas vocation à accueillir sur son territoire des candidats à l’immigration économique, familiale, et pourquoi pas dijhadiste […] ».

Les personnes qui sont aujourd’hui réfugiées à Calais sont des êtres humains à la recherche d'une vie digne, et d'une terre en paix.

Supposer au nom des Chalonnais, que des terroristes se cachent parmi les immigrés, est une honte. C’est une honte pour tous les Chalonnais, qu’ils soient issus de l’immigration ou non. Notre cité est plurielle, elle est riche de ceux qui la composent. Comment peut-on être maire et oser créer ce climat ?

Cette polémique supplémentaire n'est que le fruit de la recherche perpétuelle de reconnaissance de son mentor, Nicolas Sarkozy. Cela commence à peser sérieusement sur notre ville. Après les repas de substitution supprimés, les arrêtes anti mendicité, pour ne citer que ceux ci, nous subissons une nouvelle humilliation. Nous ne sommes pas les cobayes de son laboratoire expérimental et nous devons refuser de servir ses ambitions personnelles.

Je suis fermement opposée à l’intégralité des dires de Gilles Platret, et je souhaite que notre ville soit une terre d’accueil de réfugiés si cela est nécessaire. Je refuse que notre ville soit fermée aux autres et repliée sur elle-même. Tendre la main est un acte de fraternité symbolique et fondamental de notre République.

« C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté » Victor HUGO

Noémie DANJOUR



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