Opinion

L'ingénieur-agronome Joël Galissot tire à nouveau la sonnette d'alarme sur le mauvais entretien aux Prés Saint Jean à Chalon sur Saône.

La partie, jadis inondable, des Prés Saint Jean, côté Lac, a été très bien aménagée par l’ancienne Municipalité. Elle a fait créer de A à Z un « parc municipal » agréable pour s’y promener durant toutes les saisons de l’année.  Certains y pique-niquent, d’autres y ont trouvé des jeux pour adolescents et adultes, d’autre encore s’y promènent, ou y font leur jogging, enfin certains marchent et s’arrêtent sur les bancs aménagés pour s’y reposer !                                                                                                

Des milliers de tonnes de terre ont été déplacées ou apportées pour créer ce parc qui est vraiment une belle réussite paysagère pour les Chalonnais.                                                                             Un système sophistiqué pour l’évacuation des eaux pluviales qui entravaient ce secteur, a été minutieusement étudié pour que ce parc soit « sain » toute l’année. Plusieurs grandes noues paysagées, longeant la route, ont été créées pour recueillir les eaux pluviales qui se déversent sur tout le parc et les « transporter » jusqu’à un bac de rétention, lui-même relié à un exutoire qu’est le Lac des Prés Saint Jean. Au fond de chaque noue, se trouve un drain collecteur, légèrement enterré. Or, noues et bacs de rétention doivent toujours être bien entretenus, si l’on veut que le système soit toujours prêt pour absorber les grandes quantités d’eaux pluviales, provenant d’orages accompagnés de pluies diluviennes, que nous connaissons de plus en plus.                                                 Ce système a très bien fonctionné au printemps 2016, période durant laquelle nous avons eu de nombreux orages et averses continues (les viticulteurs de la région s’en souviennent très bien). J’avais d’ailleurs cité cette réalisation significative dans mon livre : « Inondations-Fatalité ? non ! » qui mettait Chalon-sur-Saône à l’honneur puisque cet ouvrage a été tiré et vendus en 5000 exemplaires diffusés et vendus en France et dans une partie de la Belgique ! Il est actuellement en réédition et sortira début 2017 avec quelques ajouts.                                                                      

Or qu’en est-il actuellement de cet exemple ? Les noues longeant la route ont une végétation totalement en friches par faute d’entretien (un ou 2 clichés ci-dessous vous convaincront). Les feuilles des arbres arrêtées par ces « dépressions » commencent à pourrir, et se mélangent avec toutes les plantes aquatiques qui ont terminé leur cycle de végétation, et qui, comme les feuilles, s’étalent en état de décomposition principalement sur le fond des noues. (Typhas ou massettes, joncs, iris, scirpes, roseaux…).                                                                                                                             Qu’en sera-t-il dans quelques mois ? (Il est déjà trop tard pour que municipalité ou Société chargée de l’entretien puissent intervenir !). Toutes les plantes vont pourrir et formeront une couche de matières organiques plus ou moins épaisse, au- dessus de la terre et du DRAIN CENTRAL, rendant le déversement des eaux provenant des collecteurs du parc pratiquement impossible et son infiltration vers le drain central encore moins ! Espérons que nous n’aurons pas trop de pluie en Automne-Hiver 2016-2017.                                                                                                                       Si rien n’est fait en 2017, on s’acheminera lentement vers des noues incapables d’évacuer les eaux de pluie vers le bassin de rétention en aussi en mauvais état, et le stade ultime sera la réapparition des inondations à cet endroit.

Ces 2 clichés, et d’autres, ont déjà été rajoutés pour la sortie de la réédition de mon livre, pour démontrer aux villes ou bourgs qui se seraient inspirés de cette réalisation, ce qu’il faut faire en temps voulu (fauchage, débroussaillage, entretien annuel, pour les noues comme pour le bassin) noue non entretenue bassin de rétention  et ce qui n’a pas été fait à Chalon-sur-Saône ! Mon but n’est pas de soulever une polémique entre l’ancienne et l’actuelle municipalité ! (c’est déjà fait depuis longtemps), mais simplement de dire que « primaires » et « législatives » sont des sujets d’actualité, mais que les inondations, de nos jours, sont tout aussi importantes (surtout pour les habitants).

                                                                                                                                                Gallissot joël

                                                                                                                                            Ingénieur Agronome

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