Opinion

ANGIOPLASTIE A CHALON SUR SAONE - Les députés En Marche Gauvain et Rebeyrotte précisent les choses

ANGIOPLASTIE A CHALON : IL FAUT NEGOCIER LES SEUILS

Courant janvier, après 6 mois de dialogue, l’ARS a proposé la mise en place d’un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) en cardiologie entre Chalon, Mâcon et Dijon. Cette proposition comporte, à nos yeux, une avancée majeure : l’adoption de seuils objectifs (autrement appelé indicateurs décisionnels) au-delà desquels l’autorisation d’ouverture d’une salle d’angioplastie à Chalon sera automatiquement accordée. L’ouverture ne dépendra donc pas de la volonté unilatérale de l’ARS ou d’un de ces membres. Il n’y a plus de risque pour Chalon de se retrouver mis en minorité, seul face à Mâcon et Dijon. 

Autrement dit, en jouant le jeu de la coopération, nous avons désormais la possibilité d’avoir à court ou moyen terme l’angioplastie à Chalon. 

Tout n’est bien évidemment pas parfait dans la proposition de l’ARS. En l’état, les 4 seuils déclencheurs doivent être objectivés et précisés. Ils sont encore trop ambitieux (notamment le volume demandé apparait difficilement atteignable dans des délais raisonnables). Il faut enfin sans doute les compléter par une action forte à l’égard de la médecine libérale pour orienter vers l’hôpital public les actes de cardiologie.

Il faut donc encore négocier, et faire une contre-proposition raisonnable sur chacun des seuils. Nous sommes prêts à aider et à participer à cette démarche pour sortir rapidement de cette crise qui n’a que trop durée. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous lancer dans une stratégie jusqu’au-boutiste au risque de mettre en périls l’hôpital et la population de notre territoire. Il faut que les acteurs, élus comme praticiens, continuent sur la voie du dialogue, acceptent de coopérer au bénéfice de l’ensemble des sites, la coopération étant la seule solution. 

Raphaël Gauvain
Rémy Rebeyrotte
Députés de Saône et Loire