Opinion

Rémy Rebeyrotte, député de Saône et Loire explique son vote contre l'interdiction des glyphosates

"Chapeau Stéphane Travert ! Ou comment aborder toutes les questions des filières agricoles en traçant un chemin entre les conservateurs et les excessifs de tout poil !" dit le député de Saône et Loire, seul député du parlement à avoir voté, les autres n'ayant même pas participé au vote.

Communiqué de presse

 

Chapeau Stéphane Travert ! Ou comment aborder toutes les questions des filières agricoles en traçant un chemin entre les conservateurs et les excessifs de tout poil !

La Loi qui vient d'être votée à l' Assemblée Nationale en première lecture aborde pour la première fois tous les sujets, y compris les plus délicats: construction du prix, rééquilibrage des filières au profit des producteurs, qualité alimentaire, circuits courts, bien être animal, avenir des abattoirs de proximité et des abattoirs mobiles,  sortie des herbicides (dont glyphosates) et des pesticides,etc.
Sur ce dernier point, l'objectif de l'Union Européenne (sorti en 5 ans) et celui du Président de la République (sorti en 3 ans) ont été rappelés et réaffirmés.
Ont été mis dans la Loi, seront mis dans les décrets et règlements et dans la Loi de finances, les moyens pour en sortir dans les meilleurs délais. Le Ministre a précisé dans le détail les travaux de recherche et d'expertise en cours et leur montée en puissance.
Sur ce point, comme sur d'autres, nous avons refusé, au grand dam des excessifs, une Loi qui se contenterait d'afficher une échéance et qui ne donnerait ni les voies, ni les moyens pour tenir les engagements. Les Lois d'affichage, ou les slogans, comme nous avons pu hélas les connaître au moment du Grenelle, par exemple sur les déchets dont les décharges illégales devaient disparaître avant 2012, ont laissé des souvenirs auprès des Elus et des professionnels.
L'engagement est pris, la Loi fixe la trajectoire et les moyens: c'est la bonne démarche.
D'une manière plus générale, il s'agit d'accompagner les filières d'un point A à un point B dans les meilleurs délais pour les inscrire bien davantage dans le développement durable qui allie mutations économiques, mutations environnementales et mutations sociales. Il ne s'agit pas, par des décisions et péremptoires et inconséquentes, de les mettre en difficulté et de les faire disparaitre, au profit de l'agriculture d'autres pays. Il faut être sérieux, responsable et coopératif.
Remy Rebeyrotte, Député de Saone et Loire.

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