Opinion

De la volonté politique pour une sortie programmée de tous les pesticides de synthèse

 La sortie programmée des pesticides est un combat de longue date pour les écologistes. En effet, le monde entier sait que ces produits sont dangereux. Alors que ces armes de destruction massives sont partout dans l'air, l'eau, les sols et l'alimentation, les citoyens  exigent l'interdiction de tous les pesticides de synthèse notamment en France qui est le premier utilisateur européen avec près de 100 000 tonnes de pesticides disséminés par an classés dangereux. C'est le sens de l'appel des coquelicots et des rassemblements du 5 octobre à Dijon, Semur-en-Auxois, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Cluny, Besançon et partout en France. Au regard de l'absence de mesures protectrices de la loi Agriculture et Alimentation, adoptée le 2 octobre, la mobilisation est urgente : retour des pulvérisations aériennes, pas de protection pour les riverains et un fonds d'indemnisation des victimes  conditionné à des études. 

 

Avec l'expansion des maladies chroniques et le déclin de la biodiversité, écologistes, citoyens, plus personne n'est dupe. Les grands discours consacrés aux efforts de réduction ne passent pas. L'échec est évident : en 7 ans, l'utilisation des pesticides a progressé de 10% dont 12% entre 2016 et 2017 alors que les objectifs gouvernementaux depuis 2008 sont de réduire de 50% les pesticides d'ici 2025. 

 

Forts de nos convictions, et déterminés à agir, les élus écologistes de Dijon Métropole se mobilisent pour protéger les habitants et le vivant.

Dès 2009, sous notre impulsion, Dijon Métropole s'est engagé pour un territoire visant le zéro-pesticides y compris les pesticides agricoles. Dans les faits, la transition des pratiques est en cours : charte des communes zéro-phyto pour l'entretien des espaces verts avant l'obligation légale, 30% de produits biologiques dans les cantines dijonnaises, certification à haute valeur environnementale sur le domaine de la Cras et de la Motte Giron avec à terme l'objectif de passer en bio, soutien à l'installation d'un maraîcher en conversion bio dans les serres municipales dijonnaises, biodynamie pour le vignoble du dijonnais...  Protection également de la ressource en eau grâce à des diagnostics sur toutes les zones de captages des eaux de la métropole suivi de plans d’actions construits en lien avec les utilisateurs de l’eau (particuliers, agriculteurs, industriels, voies ferrées) visant à assurer la préservation de la qualité des captages. La métropole soutient, avec l’adoption d'un vœu, le maintien des ressources financières des agences de l'eau qui permettent aux collectivités d'investir en faveur de la transition écologique. Enfin, alors que 2/3 des résidus de pesticides sont présents dans notre alimentation, Dijon s'est déclaré "Ville sans perturbateurs endocriniens" pour relever un défi majeur de santé publique et de reconquête de la biodiversité. 

 

Seule une volonté politique forte, qui résiste aux lobbies et concilie les discours et les actes en lien avec les acteurs associatifs et socio-professionnels, est en mesure d'engager la transition écologique de l'agriculture et de l'alimentation en promouvant des alternatives qui existent déjà comme l'agroécologie et l'agriculture biologique. 

 

 

Les élus EELV de Dijon Métropole 

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