Opinion

Les Foulards rouge demandent "le rétablissement de l'ordre public et des libertés individuelles"

Le mouvement des foulards rouge est né en réaction au mouvement des Gilets jaunes. Ils s'expriment par communiqué.

Communiqué des ‘foulards rouges’, mouvement citoyen, démocratique et libertaire

 

Le mouvement des foulards rouges est un mouvement né sur les réseaux sociaux qui a engrangé plusieurs dizaines de milliers de personnes en seulement quelques heures.

Ils représentent la France silencieuse qui souffre de la situation sociale actuelle. Les foulards rouges sont représentatifs de la société car ils comptent parmi eux des travailleurs, des employés, des ouvriers, des routiers, des artisans, des entrepreneurs, des chefs de PME, des chômeurs, des personnes de tout bord politique (ou apolitique), de tout salaire, qui ne sont pas forcément contre les revendications sociales des gilets jaunes. Ce ne sont ni des ‘Macronistes’, ni des ‘riches’ mais de simples personnes qui souhaitent circuler librement et travailler librement.

 

Les Foulards Rouges ne demandent qu'une chose : le rétablissement de l'ordre public et des libertés individuelles.
Ils appellent vivement les autorités publiques à agir afin de rétablir l'ordre public, garantir les libertés de chacun et à ramener le débat public au sein du cadre démocratique.
Ils rappellent également à chaque citoyen que sa responsabilité personnelle est engagée lors de participation à des manifestations aux motifs flous et non déclarées. La vie doit reprendre ses droits dans notre pays, dans la sérénité et le respect d'autrui.

 

Le mouvement des foulards rouges est pacifique. C’est pourquoi vous ne les verrez pas sur le terrain, ni arborant un foulard rouge sur un tableau de bord. Ils ne veulent pas mettre de l’huile sur le feu ni créer une fracture sociale.

Le peuple français ne peut plus subir qu’on le menace et impose d’exhiber un gilet jaune pour passer un barrage.

Le peuple français ne peut plus supporter que des entreprises et artisans soient au bord du dépôt de bilan du fait de ces blocages.

Le peuple français ne peut plus accepter que des citoyens soient empêchés d’aller travailler.

Le peuple français n’en peut plus de voir les multiples dégradations et actes de violences (qui ne sont pas forcément le fait de gilets jaunes).

Le peuple français n’en peut plus de lire la quantité innombrable de ‘fake news’, sondages biaisés, et théories du complot toute plus farfelues les unes que les autres.

 

Il est grand temps d’éclairer la conscience collective en évitant l’écueil de la responsabilité directe du président. La responsabilité personnelle et directe du citoyen ‘gilet jaune’ est avant tout engagée dans un acte de blocage, menace, ou de violence.

Une mise au point ou tout du moins une réflexion s’impose, envers nous-mêmes. 
De toute part un stress, une exagération de la situation et des réactions beaucoup trop épidermiques sont visibles.

 

Nous lisons beaucoup en ce moment des commentaires extrêmes, parlant d’un pays à feu et à sang, de vouloir partir, d’un gouvernement qui baisse son pantalon, d’un raz de marée jaune. 
Sortons de notre bulle, et prenons un peu de recul. Ayons conscience que beaucoup de personnes vivent mal la situation, ont peur et sont stressées. C’est compréhensible et cela énerve qu’une minorité inflige cela à de paisibles gens. 

 

Disons les choses une bonne fois pour toutes : les gilets jaunes ne sont pas une majorité. Dans les faits, c’est une extrême minorité. 
300 000 les premiers jours, 162 000 il y a deux semaines, et le week-end dernier, 100 000. 
Le nombre baisse inéluctablement et continuera à baisser. Ce mouvement en mobilisation, c’était moins de 0.5% le premier week-end. C’est désormais 0.16% de la population française. 

 

C’est réellement une minorité, qui ne doit sa nuisance qu’à l’inactivité, pour l’instant, de la majorité. 
Le problème, c’est qu’en France nous sommes surexposés aux gilets jaunes dans les médias, qui en parlent en permanence. Les réseaux sociaux mettent une loupe grossissante sur le phénomène, nous enfermant une nouvelle fois sur la bulle des gilets jaunes. Avec en boucle leurs actions, leurs violences. Mais avec le recul, on se rend compte, qu’en plus du nombre faible de manifestants, leurs actions sont localisées sur des points qui, à l’échelle de la France entière, sont en réalité peu nombreux. Les témoignages de gens exaspérés ne font que grossir et amplifier ce qui n’est qu’un phénomène mineur. 
Les médias, qui font leurs plus grosses audiences de 2018 sur ce mouvement, et donc leurs plus gros chiffres, entretiennent cette surexposition. Notre perception de la réalité est faussée en ce moment par les médias et les réseaux sociaux. 

 

À l’échelle mondiale, seuls les médias et chaînes de droite dure américaine parlent du mouvement des gilets jaunes comme d’un mouvement anti-immigration (sic). Tous les autres medias, en très grande majorité, parlent de manifestations contre la hausse du carburant, constituées d’une minorité et considérées comme un phénomène passager. 
Dans la très grande majorité des médias étrangers, cela ne prend guère qu’un article. A des lieux de l’ultra médiatisation faite par les médias en France. Nous lisons aujourd’hui beaucoup de commentaires indiquant que le gouvernement recule, ‘abaisserait son pantalon’. Ce n’est pas du tout le cas. 

Un moratoire et un gel des taxes n’est pas un recul, mais une période pour trouver des solutions convenant aux deux partis. Ensuite, en agissant de la sorte, le gouvernement se pose en consensus, indiquant la voie du dialogue. Le citoyen lambda y voit un geste, et si les gilets jaunes continuent leurs actions violentes, ce sera un discrédit total pour eux au sein de la population, et par la même des politiques populistes les soutenant. 

 

Si le gouvernement avait dit ‘non’  et aurait pris des mesures plus drastiques et dures, comme l’état d’urgence. Non seulement il aurait eu l’image d’un gouvernement faible et craintif, mais en plus cela aurait engendré une vague de pitié au sein de la population envers les gilets jaunes, la masse soutenant toujours le plus faible. 
Mais s’ils continuent les actes de blocage et de violence, alors la masse verra une troupe de populistes extrémistes contre un gouvernement démocratique, de plein droit et servant le peuple. C’est un mouvement minoritaire, au départ fait de personnes en difficultés, repris par des extrémistes, auxquels se sont ajoutés des frustrés qui en veulent toujours plus sans rien en retour, vivant là un sursaut après la défaite cuisante de 2017. Un sursaut du vieux monde, incapable de comprendre notre époque et s’appuyant sur le populisme de quelques pays. M. Macron représente l’éventail progressiste et moderne qu’ils détestent. 

 

La France n’est pas à l’abri d’une vague populiste, mais nous avons confiance en ce pays merveilleux qui a toujours su prouver au monde qu’il savait résister, peut-être plus qu’aucun autre, aux ténèbres et à la facilité. Ce pays a des atouts magnifiques: sa créativité débordante, son art de vivre, sa tolérance, des entreprises mondialement au top, un écosystème de start-up le plus dynamique d’Europe, des capacités d’émancipation de tout à chacun que peu de pays peuvent s’enorgueillir. 

C’est une tempête, obligatoire dans un quinquennat. Une tempête dans laquelle nous sommes dans l’œil du cyclone, une étape qui marquera, par sa réussite, le véritable début du changement, de la transformation, pour que ce pays devienne unique, un modèle pour le monde, cet idéal qui a toujours au fond animé la France. 
Pour cela arrêtons le pessimisme, arrêtons de céder à la sinistrose, de voir le verre à moitié vide, à croire en un déclin inéluctable. 

 

Depuis 30 ans jours après jours, on inonde les Français de ‘crises’, au point que même quand tout va bien et mieux, les français parlent toujours de crises.
Les médias entretiennent volontairement la sinistrose, ne parlant que du négatif, car ils font de l’audimat de notre mentalité pessimiste. Nous avons laissé notre drapeau devenir un symbole d’intolérance et de ringardise, un symbole de honte. Quand les drapeaux américain ou anglais sont affichés partout, comme des marques, le drapeau français est caché, honteux. Nous avons laissé pourrir la situation par notre attitude à toujours râler, cracher sur notre pays. Oui, ce mouvement n’est pas à négliger. Oui, il faut faire attention au populisme. Mais non, le pays n’est pas à feu et à sang, pas de guerre civile.

Et au final, dans deux mois, au moment des soldes, on repensera à ce mouvement comme une action désespérée d’une petite part de personnes en souffrance, idiote d’une grande part d’égoïstes qui en veulent plus en donnant moins, et d’une grosse part de certains s’imaginant vivre un épisode grandiose. Prenons du recul, sortons la tête de la bulle, méfions-nous mais ne donnons pas non plus trop d’importance à une minorité. 
Et si les blocages durent sur certains points, c’est uniquement parce que notre gouvernement a préféré la voie de l’intelligence et du dialogue, d’une part, et d’autre part, car la majorité des français sont beaucoup trop gentils et patients envers les imbéciles heureux des extrêmes.

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