Opinion

GILETS JAUNES - Expliquer ce que nous vivons actuellement en réponse aux grandes interrogations sur notre temps :

Il serait trop simpliste de tout résumer à des actes de violence gratuite car il s’agit d’un fait marquant de notre histoire.

Et si c’était seulement l’impossibilité d’en supporter plus, de continuer à accepter l’injustice et les inégalités odieuses ? Comme d’habitude les avis divergent. 

Nous sommes pourtant tous de la même espèce, celle des êtres humains, douée d’une grande sociabilité, charpentée autour de l’entraide à l’exemple des arbres qui, par leurs racines, s'échangent de quoi se nourrir.


Il est encore temps de se demander ce qui s’est passé, mais il est surtout temps de comprendre pourquoi une cohabitation est si difficile, pourquoi  notre solidarité s’est étiolée au point que l’empathie a été remplacée par l’envie et la jalousie envers ceux qui sont en dessous et jamais  ceux qui sont au-dessus.

Qui, en tant qu'être humain, peut laisser, sans aucun état d'âme, son collègue se nourrir de pâtes dès le 15 du mois, la fille handicapée de son amie recevoir son allocation avec 6 mois de retard, sa grand-mère dépérir dans un établissement peu regardant ou son beau-frère faire une tentative de suicide à cause de son travail ? 

Qui ? 

Nous, qui devons réagir et ne plus répondre aux stimulations de la pensée unique qui fait de la concurrence entre êtres, entre classes sociales, le carburant de l’économie et de la politique et de la domination par l’élite autoproclamée.

Nous sommes  sur terre, en tant qu'êtres humains, pour vivre  dignement, pour profiter de la vie et de ses petits bonheurs, pour aimer et choyer sa famille, ses amis et même des inconnus dans le besoin.

Il faut mener une  réflexion sur l'asphyxie professionnelle que certains (beaucoup ?) subissent, sur la place du travail dans la vie des individus pour mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle, pour remettre en perspective travail et organisation sociale.

 

Il est temps que viennent nous rejoindre tous ceux qui comprennent que les gilets jaunes sont aussi le peuple dans sa diversité, la masse des citoyens qui veulent la fin des inégalités. 


Je suis une Gilet Jaune trentenaire, indépendante travaillant et gagnant bien ma vie. Je suis aussi une citoyenne en colère, consciente de ses devoirs ayant toujours voté depuis ma majorité, disposant d’un casier judiciaire vierge. Je ne suis ni politisée ni affiliée à aucun syndicat, mais je lutte pour l’avenir de tous.

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