Opinion

Visite du Président et du Ministre à Autun le 7 février 2019 : la FSU reçue en audience

Communiqué de presse de la FSU

Visite du Président et du Ministre à Autun le 7 février 2019 : la FSU reçue en audience

Les représentants de la FSU 71 ont été reçus en audience par la conseillère sociale du Ministre et par le Directeur Académique de Saône et Loire. A cette occasion, les représentants de la FSU 71 ont rappelé la nécessité de travailler sur les points suivants : Pour le premier degré,

  • –  la mise en œuvre de moyens à la hauteur des enjeux liés à l'accueil des élèves ensituation de handicap, en application de la loi du 11 février 2005,

  • –  l’attribution de décharges supplémentaires des directeurs d’école et un allègementsignificatif de leurs responsabilités,

  • –  lamiseenplaced’uneformationdequalitépourlesenseignants(formationsinitialeet continue),

  • –  concernant la carte scolaire (ouvertures et fermetures de classes) : écarter toute logique comptable qui ne correspond pas aux réalités des écoles, notamment dans les campagnes et dans les secteurs défavorisés.

    Concernant le second degré,

  • –  ladifficultédepréparerlaprochainerentréescolaireàcausedel'avenirincertaindu

    baccalauréat et du contenu des nouveaux programmes inconnu à ce jour,

  • –  la suppression massive de postes occasionnée par la mise en place de la réforme

    du lycée,

  • –  la lourdeur de la procédure imposée par la plateforme Parcoursup ayant pour

    conséquence la mise à l'écart des élèves les plus fragiles. Parcoursup n'est pas une

    réponse adaptée à un manque de places dans les universités.

  • –  Lanécessitédemettreenplaceuneformationcomplèteetdequalitépourlesélèves

    des lycées professionnels, en ne rognant pas sur les matières générales.

    Concernant les conditions de travail, la FSU a attiré l’attention sur les difficultés constatéesde manière générale chez les enseignants, difficultés qui engendrent des souffrances dont les causes sont variées : maladies, problèmes de santé liés à l'augmentation de la durée de cotisation, conditions de travail difficiles dues à des classes trop chargées, la croissance des tâches et des responsabilités, une affectation non désirée pour laquelle l'agent n'est pas préparé, une gestion de classe rendue très difficile par l'accueil d'élèves à besoins

éducatifs particuliers, etc.
A ces difficultés s’ajoutent le gel du point d’indice, l'instauration du jour de carenceconstituant une double peine pour les enseignants qui contractent des maladies sur leur lieu de travail, la quasi-absence de médecine du travail et l’allongement de la durée de cotisationgénérant de la fatigue et des troubles psycho-sociaux.
Aux difficultés d'exercice s'ajoutent une série de réformes propres à chaque ministre del’Education Nationale, réformes auxquelles doivent constamment s'adapter les enseignants.

Pour terminer, la FSU :
- a renouvelé son opposition à l’article 1 du projet de loi "Pour l'école de la confiance"

qui menace la liberté d’expression des enseignants,
- a rappelé la nécessité de simplifier les procédures de vote pour les élections de 2022

afin de garantir le respect de la démocratie au sein de notre ministère,
- a souligné l'importance du dialogue social et du maintien des instances paritaires

dans le cadre de la réforme de la fonction publique CAP22.

Après avoir écouté les revendications de la FSU, la conseillère du Ministre a rappelé la volonté de J.M Blanquer de mettre l’accent sur le premier degré. Plusieurs chantiers sonten route dont la formation initiale et continue. Le ministère travaille pour mettre en place une formation continue plus solide répondant aux attentes de la profession.

Concernant la carte scolaire, une réflexion est engagée autour de tous les territoires défavorisés et ruraux.
Pour le second degré, elle a rappelé que le but de Parcoursup est de mieux accompagnerles jeunes à l’université plutôt que de les laisser aller à l’échec.

Concernant la réforme du lycée, celle-ci n’aurait aucun lien direct avec les suppressions depostes. La réforme du lycée permettrait de répondre à une demande de plus de justice sociale et territoriale. Dans tous les cas, soit ce qui était mis en place sera maintenu, soitl’offre sera enrichie.

Concernant la voie professionnelle, un alignement des heures de cours sera fait sur les voies générales et technologiques ; le ministre veut améliorer les conditions d'apprentissage.

Bref, tout va bien, les réformes sont excellentes et la rentrée 2019 se passera très bien !
La FSU a pris note de tous ces éléments et restera mobilisée pour défendre lesconditions de travail et d’apprentissage dans l’Education.

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