Politique de droite

Rentrée dynamique pour Maxime Thiébaut et Debout la France à Virey le Grand

Il est loin le temps où Maxime Thiébaut réunissait moins d'une dizaine de personnes ! Dimanche matin, malgré la pluie, le jeune trublion de Debout la France et chef de file du parti en Bourgogne-Franche Comté s'est permis de réunir près de 140 personnes... avec un vrai vent de jeunesse.

Qui a dit que la jeunesse ne s'intéressait plus à la politique ? C'est la question qui revient régulièrement à regarder la tonsure des personnes présentes dans les réunions publiques des différents partis politiques. Pourtant, ce dimanche matin, il aura fallu pousser les murs pour accueillir les personnes venues écouter Maxime Thiébaut à Virey le Grand, commune dont son père est le maire depuis les élections municipales de 2014. Pousser les murs mais également abaisser la moyenne d'âge enregistrée habituellement dans les réunions politiques. 

Accompagné de Dominique Jamet, Vice-Président de Debout la France et journaliste-écrivain, c'est un bilan sans détours qui a été dressé de la France et surtout la volonté de restaurer l'image de la France sur le plan international. Dominique Jamet a plaidé pour un réaménagement territorial appelant de ses voeux à ce que "les grandes métropoles indigestes" cèdent le pas à un meilleur équilbre territorial. "L'Etat Français a laissé faire cette désertification, ce déménagement de territoire. Pour inverser la vapeur, il faut défendre les services publics sur le territoire et promouvoir la présence de services de proximité. L'Etat se doit d'apporter sa protection à toutes les populations". 

L'éditorialiste qui a fleurté un temps avec Robert Ménard avant d'en prendre ses distances, mais également Bruno Mégret, Jean-Pierre Chevènement, a rejoint Debout la France depuis 2012, n'a pas hésité à plaider "pour une France qui se suffit à elle-même, une France indépendante". Une ligne chère à Debout la France qui appelle à la réindustrialisation du pays, au fait "que la France ne cède pas son savoir-faire industriel au profit de quelques milliards de contrats industriels". 

"Nos opposants sont des canassons plutôt flappis avec des chevaux de reforme"

Tous les partis ont été passés à la moulinette face "à un système d'alternance qui ne change pas grand chose. Ils ne font que la même politique désastreuse depuis des décennies et ils espèrent bien la continuer mais la lassitude et l'exaspération ne font que croitre". 

Maxime Thiébaut et Dominique Jamet se sont rappelés à l'héritage du Général de Gaulle, "lorsqu'il appelait la France au sursaut, il ne demandait pas aux gens d'où ils venaient mais plutôt ce qu'ils voulaient", histoire de donner un écho au débat "putride" autour de l'identité nationale. L'un et l'autre se sont revendiqués "du parti de l'ordre mais également et surtout celui de la justice sociale" avant de pointer la part "de responsabilité des gouvernements successifs  avec nos interventions maladroites en Lybie ou en Syrie et les conséquences d'aujourd'hui" avant de taper du poing sur la table à propos des terroristes islamistes "il faut les traiter en ennemi, et ne pas hésiter à recourir à des moyens exceptionnels le cas échéant". 

"Rentrée pluvieuse... élections heureuses"

Maxime Thiébaut s'est dit confiant au regard des derniers scores électoraux enregistrés par Debout la France, s'appuyant même sur son 16 % réalisé aux départementales sur Chalon Nord. "On est présent dans toutes les communes de Bresse, dans tous les cantons de Saône et Loire et dans tous les départements de la région". Un message à peine subliminal adressé aux futurs candidats aux élections législatives. Un message politique adressé aussi aux Chalonnais qui lui avaient mis des bâtons dans les roues à l'occasion des départementales puis des régionales. "On m'a proposé de les rejoindre contre 2000 euros par mois, il n'était pas question de renier nos engagements. A chacun d'en tirer des enseignements". 

"La puissance de notre pays c'est la classe moyenne, cette classe systématiquement oubliée" a martelé Maxime Thiébaut, dénonçant "cette classe qui paye seule les impôts" avant de fustiger "la société de consommation effrénée qui transforment les gens en simple consommateurs qui se contentent de courir après des Pokémons". "Les jeunes ont besoin d'un guide, d'une image de l'avenir, une certaine idée de la France, d'un cap à atteindre. Aujourd'hui, quel est ce cap ? En France, on ne finance plus l'avenir, seule garantie de notre indépendance de demain. 

Laurent Guillaumé

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