Politique de droite

Les sarkozystes chalonnais jouent désormais la carte François Fillon

Sans surprise, Gilles Platret, entouré des adjoints qui avaient fait campagne pour Nicolas Sarkozy, ont annoncé leurs ralliements à la candidature de François Fillon, le candidat de la "France Forte".

Nicolas Sarkozy battu... et désormais à la retraite (définitive ?) de la vie politique française, les Sarkozystes n'ont pas tardé à regarder vers d'autres horizons. Et c'est vers François Fillon qu'ils ont jeté leur dévolu. Tout naturellement, les premiers mots ont été adressés en direction de Nicolas Sarkozy, vers lequel "j'ai une immense reconnaissance pour avoir fait mon apprentissage national". Une expression répétée en doublon, histoire de bien marquer les esprits de la presse présente, histoire de souligner la petite indirecte en direction des législatives. 

La défaite de Sarkozy pour Gilles Platret est liée à la mobilisation de l'électorat de gauche, "avec une très nette volonté de sanctionner. Ce sont 15 % d'électeurs de gauche qui étaient contre le retour de Sarkozy". "Les résultats auraient pu être chicanés et peut-être la 2 et 3e place auraient été inversées mais le verdict a été accepté". Pour autant, l'accusation à ces électeurs de gauche mobilisés a été lancée, accusant d'avoir donné des voix supplémentaires à Alain Juppé. 

"François Fillon a totalement mérité la première place même si l'ampleur de ce score était inattendue. C'est la personnalité qui a plus aux Français". 

"Le choix d'une droite d'idées face à une droite de l'accomodement"

Sans jamais le citer, Gilles Platret a pointé du doigt la droite incarnée par Alain Juppé, "une droite plus centriste, qui tempère sans jamais brusquer les choses, une politique d'accomodements face à une droite d'idées incarnée par François Fillon, une droite forte, qui est fière de ses valeurs, favorable à une alternance franche. Il s'agit de faire gagner une droite des valeurs face à une droite du compromis". 

Même si les signaux chalonnais s'allument à chacune des échéances électorales, la gauche étant revenue en tête aux dernières élections régionales à Chalon sur Saône par exemple, Gilles Platret, ne considère pas la défaite de son mentor, comme une sanction personnelle à Chalon sur Saône, "le temps du jugement sera en 2020", à moins que ce temps intervienne sur les législatives. Reste que le maire de Chalon sur Saône a reconnu "que le terreau chalonnais n'est pas sarkozyste, je le sais !". De là, à imaginer un changement de stratégie dans ses positionnements idéologiques ? 

Laurent Guillaumé

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