Politique de droite

Après une journée au salon de l'agriculture, Florian Philippot (Les Patriotes) sera ce vendredi et ce samedi en Bourgogne.

Maxime Thiébaut, Vice-Président du mouvement Les Patriotes, après être passé par les cases Debout la France et Front National, répond aux questions d'info-chalon.com.

Vous étiez ce mardi au salon de l’agriculture avec votre leader, Florian Philippot, président de la formation politique Les Patriotes (LP). Qu'avez-vous retenu de cet événement ?

 
J'adore le salon de l'agriculture ! C'est un moment que je ne raterai pour rien au monde. On y rencontre des agriculteurs de toute la France, leur culture et leur patrimoine. C'est l'occasion d'échanger, de déguster leurs produits et de partager un moment convivial. La France est riche et belle. Nous devons la protéger.
 
C'est pourquoi nous avons notamment dénoncé le nouvel accord de libre-échange UE/Mercosur. Il va laminer les éleveurs français et amener du boeuf aux hormones...
 
A ce sujet, vous avez dit sur twitter que le déplacement d'Emmanuel Macron au salon de l'agriculture était comme celui d'un "meurtrier qui retourne sur la scène de crime pour se remémorer son acte". N'avez-vous par l'impression d'y aller un peu fort ?
 
Non. Je pèse mes mots. Le Président de la République défend cette Union européenne inhumaine et ultra-libérale qui conduit à la conclusion de telles conventions. N'oublions pas que l'accord UE/Mercosur n'est que la suite logique du TAFTA et du CETA. Nos dirigeants défendent un monde sans frontières où l'environnement et l'Homme sont bafoués au profil de l'argent-roi. 
 
Ne nous laissons pas non plus duper par Laurent Wauquiez. Je rappelle qu'il fut ministre de Nicolas Sarkozy en charge des affaires européennes et, qu'à ce titre, il a mis en place les bases juridiques permettant cette politique européenne mortifère !
 
Il est temps de revenir aux réalités et de secouer les chaines de ce modèle périmé. La démocratie française doit renaitre au service des classes moyennes et populaires. Pour ce faire, il n'y a qu'une seule solution : le Frexit.
 
On reconnait sur la photographie, une bière à la main, le député ex-FN, José Evrard, qui a rejoint dernièrement Les Patriotes. Vous annonciez après votre Congrès fondateur qu'il viendrait certainement en Saône-et-Loire. Qu'en est-il ?
 
Je connais José Evrard depuis quelques mois. C'est un homme de convictions et de terrain. Il a longtemps milité au sein du parti communiste sur les terres minières du Nord de la France. Il a rejoint Marine Le Pen, après l'arrivée de Florian Philippot, en raison de la ligne sociale et économique qu'elle défendait. Il a été élu député en juin 2017. 
 
José Evrard a ensuite quitté le FN pour rejoindre Les Patriotes lorsqu'il a vu Mme Le Pen revenir aux vieux démons du FN et oublier de défendre les classes populaires et moyennes.
 
Il viendra certainement nous rendre visite cette année. J'aimerais lui faire découvrir la Côte chalonnaise avant un déplacement à Montceau-les-Mintes et Le Creusot. Nous allons prochainement définir tout cela avec Nicole Caboche, référente LP 71, et l'équipe départementale.
 
Revenons au Congrès fondateur des Patriotes. Vous n'avez réuni que 600 personnes à Arras. N'est-ce pas un flop au regard des ambitions que vous avez ?
 
Pas du tout ! Au contraire. Je rappelle que l'entrée était payante et le lieu très éloigné du domicile de nombreux adhérents. Nous avons préféré lancer Les Patriotes depuis des terres symbolisant la vie réelle, plutôt que les beaux quartiers parisiens. 
 
Ce fut un bel événement de lancement. Notre village des territoires a été une belle réussite. Les référents de chaque région de France sont venus présentés leurs produits. C'était festif et joyeux.
 
Nous avons aussi adopté la Charte des Patriotes, le collège des référents et les nouveaux statuts.
 
Concernant les statuts, vous étiez le responsable de la commission chargée de leur rédaction. Vous avez affirmé le lundi 19 février dans Le Figaro qu'il "n'était pas question de faire comme les autres partis politiques en distribuant les hochets et les titres honorifiques". C'est la raison pour laquelle les vice-présidences ont été supprimées ?
 
Tout à fait. Lorsque nous avons lancé l'association en mai 2017, les trois vice-présidences représentaient respectivement le monde de la culture pour Franck de Lapersonne, le FN historique mais moderne pour Sophie Montel, et les patriotes d'ailleurs et de Debout la France pour votre serviteur. 
 
Depuis la transformation, en septembre 2017, des Patriotes en formation politique, l'enjeu a changé et nous ne voulions plus des postes nationaux honorifiques mais opérationnels. 
 
C'est pourquoi notre Président, Florian Philippot, sera entouré d'une Equipe nationale avec des référents chargés de missions opérationnelles et précises. Il sera assisté sur le plan intellectuel par le Pôle d'expertise avec des référents thématiques tels que, par exemple, Lilian Noirot en charge du logement.
 
Nous sommes un mouvement moderne qui compte près de 6500 adhérents et qui n'a pas envie de reproduire les vieux schémas que les Français rejettent. C'est bien pour cela que 11% des Français ont une "très bonne opinion de nous" (ndlr : le baromètre politique BVA-Orange pour RTL et La Tribune), score le plus élevé de tous les partis politiques.
  
Florian Philippot sera en Bourgogne ce vendredi et ce samedi. Quel est le programme ?
 
Florian arrivera à la mi-journée à Dijon puis se rendra au Cassissium. Il visitera ensuite les Hospices de Beaune avec un dîner-débat organisé par Corinne Bobard, référente LP 21.
 
Le samedi, il se rendra à Montceau-les-Mines, visitera une SPA, puis participera à un déjeuner-débat organisé cette fois-ci par Nicole Caboche. 
 
Sera-t-il de passage à Chalon-sur-Saône ?
 
Il est probable que Florian vienne faire un tour à la fête foraine vendredi soir. Mais, pour être honnête, tout dépendra de la météo ! Il rencontrera néanmoins à titre privé plusieurs personnalités du chalonnais. 

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