Politique de droite

ELECTIONS INTERNES LR en Saône et Loire - Le sénateur Emorine étrille la gestion Platret

A 74 ans, le sénateur de Saône et Loire est loin d'avoir prononcé ses derniers mots. On en veut pour preuve son sentiment sur la candidature de Gilles Platret, candidat à sa propre succession face à Charles Landre. Lui qui a claqué la porte du parti en Saône et Loire au 1er janvier dernier explique les raisons pour lesquelles il appelle à le sanctionner.

"Je n'ai aucun compte à régler avec Gilles Platret sauf qu'à un moment il faut de la moralité et de la droiture dans le discours que l'on porte". Jean-Paul Emorine, lui qui fut le parlementaire de Saône et Loire à soutenir ardemment Gilles Platret pour son investiture aux municipales de 2014 face à Sébastien Martin a tiré un trait définitif sur son engagement. L'élément déclencheur de ce renoncement ? "Gilles n'a pas respecté la promesse pour laquelle j'étais totalement solidaire, celle d'un maire à 100 %. Il méritait son investiture pour tout le travail qu'il avait fait dans l'opposition de l'époque à Chalon sur Saône. La question ne se posait même pas. Mais depuis !". 

Jean-Paul Emorine est très amer sur le comportement du maire de Chalon sur Saône, passé entre temps par la case des élections régionales puis des élections législatives. "Il était candidat aux régionales contre toute attente. Si la région Bourgogne-Franche Comté n'est pas passée à droite. C'est de sa faute. Il avait refusé toute alliance à l'époque avec Maxime Thiébaut, encore fréquentable, qui avait réussi à faire plus de 5%. On connait le résultat". 

"Sur les législatives, Marie-Claude Jarrot était désignée dans un premier temps sur la circonscription de Chalon-Montceau. Il a tout fait là encore contre ses engagements".

"Venons-en à la Présidence des Républicains !"

"Il a été  élu bien qu'il ait pris sa carte un mois avant. Il devait réunir le comité départemental au moins deux fois par an, les réunions de bureau doivent être trimestrielles. Il doit y avoir une réunion annuelle où est présentée l'activité de la fédération départementale. A un moment, on respecte une ligne de conduite. Il n'a pas respecté les statuts du parti pendant trois ans. On ne connaît même pas le nombre d'adhérents ! Il ne s'est jamais rien fait en trois ans. C'est illégal, c'est quelque chose de très grave. Il s'est servi du parti pour des raisons personnelles. Oui il a confisqué le parti à son profit. On ne sait même pas qui est à jour de cotisation ! 

Tout se passe contre les statuts nationaux. Quand on est à ce stade, on doit avoir un peu de lucidité. Ma décision de ne pas adhérer est départementale mais je suis rattaché au groupe LR du Sénat. Je n'adhère plus depuis le 1er janvier. C'est son comportement qui m'a poussé à agir. Tout ça se passe dans l'indifférence. Ce n'est pas acceptable. Je ne voterai pas de toute façon. 

Charles Landre mérite tout mon soutien quand on regarde ce qu'il fait dans sa circonscription, il fait une réunion avec 150-200, autant qu'une réunion départementale avec ses propres moyens. Sur la deuxième circonscription, il n'y a plus de délégué et le Président ne s'en est pas soucié. Entendons bien je ne condamne pas Wauquiez mais avec Gilles on est dans quel monde ? A un moment, il y a un comportement moral à avoir". 

"Les adhérents d'un parti ne peuvent pas voter un candidat qui n'a pas respecté les statuts en 3 ans". 

Jean-Paul Emorine se veut encore plus amer lorsqu'il évoque la tentative de destabilisation de Marie-Claude Jarrot sur le bassin minier avec le soutien de Gilles Platret à la création d'un micro-parti autour de Christiane Théry, ancienne binôme des législatives.  "Il faut savoir parler aux gens et avoir du courage. On peut pas laisser passer les choses comme ça. A un moment, il faut ramener de la morale en politique".

Laurent Guillaumé 

 

 

 

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