Politique

AFFAIRE BENALLA - Cécile Untermaier, députée de Saône et Loire pointe "l'échec", "un échec qui revient à la majorité"

L'Assemblée Nationale a mis un terme ce mercredi matin à la commission d'enquête co-présidée par Yaël Braun-Pivet et Guillaume Arrivé. L'occasion pour les membres de la Commission des lois de dresser un bilan des travaux menés.

Pour le groupe Nouvelle Gauche, le bilan des quelques journées de commission d'enquêtes dans le cadre de l'Affaire Benalla, est revenu à Cécile Untermaier, députée de Saône et Loire. L'élue a profité de l'occasion donnée pour dénoncer fermement, comme d'ailleurs l'ensemble de ses collègues parlementaires, les propos et les menaces proférés ici ou là contre Yaël Braun-Pivet. La Saône et Loirienne a tenu à saluer le travail de Boris Vallaud, bien connu en Saône et Loire, et actuel député des Landes, pour avoir trouvé la faille constitutionnelle qui aura permis aux députés de se saisir du dossier Benalla. 

Alors que les députés d'En Marche ou encore le 1er Ministre ont essayé de comparer le dossier Benalla avec l'Affaire Cahuzac, Cécile Untermaier a rappelé à certaines mémoires défaillantes que la commission d'enquête parlementaire de l'époque avait procédé à 52 auditions et que de très nombreuses pièces avaient été versées au dossier. "Ici des auditions ont été refusées, entachant la transparence  et l'indépendance qui devaient nous caractériser. Cécile Untermaier a précisé que "l'audition par l'assemblée nationale d'Alexis Kohler aurait été utile afin de clarifier". "Aucune pièce demandée n'a été produite", "l'échec de la commission vous revient, il revient à la majorité, la majorité a pris peur inutilement". 

Des propos corroborés un peu plus tard pour Pierre Morel à l'Huissier, député UDI qui a évoqué un "goût amer" tout en denonçant au passage les motions de censure à l'égard du gouvernement par ses propres soutiens politiques. David Habib, Député Nouvelle Gauche des Pyrénées a quant à lui pointé "une commission ni transparente ni vertueuse, un sentiment de raté inachevé". Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux d'Eric Diard évoquant "la volonté de fermer le rideau". 

Naturellement, la Présidente de la commission a reçu les soutiens affirmés des députés d'En Marche, à l'image de Rémy Rebeyrotte, député de la 3e circonscription de Saône et Loire évoquant " des pistes de réflexion pour l'avenir". 

Quoiqu'il en soit, l'Affaire Benalla laisse un goût très particulier dans les rangs parlementaires avec le risque que le prochain incident prenne des proportions très vite hors de contrôle. La première crise majeure de la "Macronie" place Emmanuel Macron et nombre de ses soutiens dans des situations que tous espèrent vite oublier.... et surtout faire oublier. 

Laurent Guillaumé 

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