Saône et Loire économie

Eric Michoux à Sciences Po : « La Chine plébiscite notre savoir-technologique »

Eric Michoux était l’invité d’honneur de l’Open Bretagne-Chine 2016 de Rennes. Organisé par l’école Sciences Po le sommet a rassemblé des compétences venues de tous horizons. Eric Michoux représentait le Groupe Galilé et a parlé de l’intérêt qu’ont les chinois pour notre savoir-faire technologique.

 

Un amphithéâtre plein à craquer, des tables rondes affichant complet et, surtout, un rassemblement de compétences à l’export. C’est en raccourci le sommet franco chinois organisé par Sciences Po à Rennes et le magazine « au-delà de la muraille ». Eric Michoux en était l’invité d’honneur, l’expérience Galilé au-travers du dynamisme d’Escofier a beaucoup intéressé les auditeurs.

Patrick Le Floch, directeur de l’école en accueillant les participants a rappelé que l’établissement qui accueille quelque 1 300 élèves a bien muté. Aujourd’hui on ne forme qu’une minorité de jeunes destinés à la politique, c’est le privé qui les attire. Avec une troisième année obligatoire à l’étranger, le cycle de formation fait une large place à l’entreprise et c’est pourquoi, selon le directeur « 25 % des diplômés de Sciences Po vivent et travaillent, aujourd’hui à l’étranger. »

Dans les gênes de la maison, il y a de la géo politique et de la géo stratégie. Et lorsqu’on est chef d’entreprise, tourné vers les marchés extérieurs….on connaît. Le savoir de Groupe Galilé a suscité les questions et « l’atelier technologique » a connu un réel succès, y participaient de nombreux chefs d’entreprises, tous secteurs d’activités confondus et avides de conseils sr le commerce à l’export.

Sous l’aspect géo stratégique, il est certain qu’en trente ans, les chinois ont effectué une révolution industrielle telle que celle qui nous a pris cent cinquante ans. Avec tout ce que cela conçoit comme « débordements » environnementaux. « Dans les grandes villes la pollution est telle qu’on peut quasiment la toucher et on sent très bien la volonté des jeunes chinois à s’attaquer très vite à ce problème » a expliqué le DG de Galilé. Qui a détaillé le concept de la « Green Line » développé chez Escofier à Chalon et qui consiste en une mise au vert de toute la production des machines outils. Plus de fluides gras, moins de consommation énergétique, un recyclage total des composants de la machine…Sans pour autant toucher aux performances. Une nouvelle manière de regarder l’outillage industriel.

« Le marché chinois admet volontiers les niches technologiques que nous apportons. Et contrairement aux idées reçues, ils ne veulent pas nous copier, ils veulent juste travailler autrement, en tirant la qualité de leurs productions  vers le haut avec le matériel haut de gamme que nous leur proposons » a déclaré Eric Michoux qui a simplement conseillé aux exportateurs potentiels de bien étudier le marché au préalable ; de délimiter son avantage concurrentiel ; de s’assurer d’un partenaire fiable comme contact permanent ; d’être humble devant un marché gigantesque qui s’ouvre à l’Occident.

Quant à la géo politique, l’idée simple, véhiculé chez nous d’une Chine en péril économique parce que son taux de croissance n’est « que » des 6,5 % cette année….Eric Michoux juge « qu’on est à côté de la plaque, la Chine, c’est un peu de notre avenir. »

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