Saône et Loire économie

Groupe Galilé - La réussite de 2016 dope les innovations pour 2017

Eric Michoux Pdg de Groupe Galilé a présenté son bilan 2016 et fait quelques annonces fortes pour 2017. L’innovation, les objets connectés et les techniques de la soudure sont au programme d’une année qui s’annonce animée.

Avec ses 18 entreprises réparties en trois pôles, (la mécanique, l’énergie et la manutention) et quelque 500 salariés générant 70 millions d’euros de chiffre d’affaires, le Groupe Galilé se porte bien. Ce n’est pas faute de s’en occuper, à la manœuvre, les directeurs généraux que sont Jean-Claude Boyer, Renaud Gaudillière et Baptiste Michoux sont dans la droite ligne du Pdg…Sur le pont. Une façon de voir l’entreprise et qui porte ses fruits.

C’est aussi la création d’une vraie synergie entre tous les métiers pour plus d’efficacité et de compétitivité. La dernière acquisition,  R.D. Technologies à Veynes (Hautes-Alpes) en est l’exemple, on créé une offre sur les marchés où chaque entité à ses points forts. A terme, le Groupe s’en trouve renforcé.

Et si, pour 2017 on espère l’arrivée de deux nouvelles entreprises, monter à quelque 700 salariés et 100 millions d’euros de CA, ce n’est pas pour faire du record. Juste pour positionner le « made in France » sur tous les marchés parce que, selon Eric Michoux « le développement économique passe par notre capacité à exporter des produits industriels innovants ».

L’auvergne à métro et sous l’eau

En 2016, les petites nouvelles du Groupe, installées à Clermont Ferrand (P.I.) et Vichy (Peinta) ont bien tiré leur épingle du jeu. Le savoir faire des personnels, à qui Eric Michoux a rendu hommage « sans eux rien n’est possible, quelle que soit l’entreprise» a fait merveille sur des marchés très divers. C’est ainsi que P.I. System Automation a vu la confiance des dirigeants du métro de Santiago du Chili renouvelée sur un contrat exceptionnel visant à équiper les rames montées sur pneus d’un système vidéo de contrôle des pressions. Une technologie que les auvergnats ont largement répandue sur tous les réseaux de la planète. Quarante années d’expérience au sommet, forcément ce n’est pas par hasard. D’ailleurs l’idée pourrait être reprise sur les réseaux autoroutiers pour les poids lourds. Le marché est immense.

L’autre entreprise auvergnate du Groupe est à Vichy. Peinta est spécialisée dans les commandes de puissance des ensembles embarqués pour la Marine Nationale. De la conception à partir du cahier des charges à la finalisation…l’entreprise maîtrise toute la chaine de production. Avec les contraintes liées à l’humidité des lieux comme aux chocs dus à un éventuel torpillage. Peinta participe aux programmes des bâtiments de surface, comme aux sous-marins conventionnels ou nucléaires de dernière génération, les Barracuda. Juste avant Noël ces compétences acquises par une cinquantaine de salariés sur le site ont eu leur récompense, la Marine Nationale a signé un contrat historique pourtant sur 30 000 heures de travail, sur trois ans et qui peut ouvrir des portes sur l’autre contrat de ce type, celui des douze sous-marins vendus à l’Australie. Peinta, en ce domine a une expertise reconnue, planétairement parlant. La marine brésilienne est également un client important.

Des puces chez Escofier et dans la manutention

Escofier, entreprise quasiment centenaire après avoir connu des hauts et des bas dans la machine outil voit ses efforts récompensés. Sur le site de Chalon, on est capable, aujourd’hui, de faire la pige au leader mondial, un allemand, qu’on chatouille régulièrement sur ses propres marchés (ou la technologie made in Chalon est appréciée), mais aussi à l’international avec une joint-venture en Inde, des délégations commerciales en Chine, aux Etats-Unis. L’Amérique du Sud est dans les objectifs.

Le grand projet 2017 c’est la Recherche et Développement sur l’outil connecté. Les chalonnais planchent sur une puce capable de lier la machine et les outils permettant de faire un suivi des durées de vie des outils et, de par là même, des les améliorer. C’est aussi une façon, à lecture des données enregistrées, d’améliorer les process de travail en améliorant les réglages de la machine.

Et par extension la R&D va permettre à tout le réseau manutention (5 sociétés implantées de Mâcon à Marseille)  de bénéficier d’avancées technologiques inédites à ce jour sur ce type de matériel.

Chalon 2017…l’année de toutes les surprises

Le président Michoux avait découvert il y a deux ans à Chicago le « 1871 », un incubateur technologique, cofinancé par des entreprises privées et qui permettent à de jeunes talents de la R&D de s’éclater sur des projets porteurs. Deux années qui n’ont pas été perdues, l’idée a fait son chemin,  aujourd’hui le projet est abouti et avant l’été l’incubateur Galilé ouvrira ses portes, au nouveau siège du Groupe, en plein cœur du Chalon actif. Le président Michoux souhaite l’ouvrir à la recherche sur les objets connectés…l’avenir de l’industrie et, à terme, de nos vies quotidiennes. Le recrutement des projets, via la plateforme Galilé 360 est ouvert.

Autre projet fort de l’année, l’ouverture dans Saôneor  de l’école de soudure Galilé. Il s’agit, selon le Pdg, « de répondre aux besoins très particuliers de nos métiers au sein du Groupe, mais aussi à ceux d’autres entreprises bourguignonnes en recherche de qualité. » Le programme déjà établi fait une place à la théorie des métaux et techniques de soudage et, côté pratique, les nouvelles technologies de soudures robotisées auront une large part dans la formation.

 

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