Saône et Loire économie

Maires ruraux - Les nouvelles techniques d’assainissement présentées aux élus

Les réseaux d’assainissement à la loupe du Conseil Départemental et de l’entreprise. L’atelier réservé aux maires ruraux se tenait ce samedi à Moroges. L’occasion aussi, pour le président Farenc de remettre des pendules à l’heure.

C’est à Moroges que le bureau de l’association départementale des Maires Ruraux a inauguré, ce samedi, son cycle de conférences itinérantes ouvert à ses adhérents. Une façon d’aller à la rencontre d’une ruralité que le président Farenc estime « malmenée par des décisions centralisées qui ignorent totalement le rôle social et solidaire des petites collectivités. »

Trois « combats » illustrent cette situation. La décision de ne délivrer les cartes d’identité que dans 26 mairies du département ; la révision des plans d’urbanisme (PLUI) qui risque de bloquer totalement la construction dans les petites communes au profit des grandes ; les contrats de ruralité, une forme « perverse » de distribution des aides de l’Etat pas faite pour les plus petits. Des axes de travail (parmi quelques autres) sur lesquels les grands élus ont été interpelés « sans réponses convaincantes, tous bords politiques confondus » estime Jean-François Farenc, d’où la poursuite des interventions das les semaines à venir. Le contexte électoral s’y prêtant.

Sujet phare de cette matinée, les réseaux d’assainissement. Vus sous l’angle administratif avec l’intervention de M. Bernon représentant le Conseil Départemental et sous l’angle technique avec l’atelier mobile de réhabilitation sans tranchée de la société Pascal Guinot Travaux Publics.

Le Conseil Départemental détient la compétence des réseaux d’assainissement et, à ce titre, apporte tout le soutien nécessaire aux petites communes ayant des moyens financiers restreints. Selon M. Bernon, 280 collectivités en bénéficient, ce qui représente 19 % de la capa          cité globale d’épuration. Le Département intervient sur 486 stations d’épuration sur 596 répertoriées et sur 3 900 km de réseaux, hors réseaux pluviaux. On notera également que 25 % des communes saônetloirienne n’ont pas de réseaux d’assainissement. Selon M. Bernon les compétences du Département vont s’étoffer dans l’avenir avec intervention  sur l’habitat, l’aménagement et la voirie. On attend les textes de lois.

Sur la partie technique Jérome Chapelon, en charge du service « réhabilitation sans tranchée » dans l’entreprise Pascal Guinot Travaux Publics a expliqué en quoi l’atelier mobile est révolutionnaire et répond exactement aux besoins des petites collectivités. Démonstration (sous la pluie) à l’appui, les élus ont découvert comment se rénove une conduite usée par le temps, sans qu’on la casse, juste en faisant appel à la robotique pour en analyser l’état général et à des outils polymérisant pour reconstruire, en interne, un nouveau conduit. Garanti pour les cinquante années à venir. Outre des économies financières notoires, la collectivité qui adopte cette technique s’engage dans un cycle vertueux pour l’environnement. Pas de tranchées, c’est pas de matériaux à ramener pour reboucher et c’est, dans le cadre de communes avec des centres historiques fragiles, l’absence totale de nuisances sonores et vibratoires. Les riverains (commerces notamment) ne subissent pas les effets d’un chantier traditionnel et en une journée, le chantier mobile peut restaurer jusqu’à 300m de conduites.

L’atelier est le seul en service pour la Bourgogne Franche Comté, Rhône-Alpes Auvergne.

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