Saône et Loire économie

Charte des Bonnes pratiques de traitement phytosanitaire : Un premier bilan positif de la concertation locale

Suite à la signature de la Charte des bonnes pratiques de traitement le 21 juillet dernier, la profession viticole s’est engagée dans un important travail de concertation et de dialogue sur la question des traitements phytosanitaires. Au cas, par cas, des solutions locales ont pu être trouvées sur plusieurs communes. Un exemple de dialogue positif sera présenté au travers de l’exemple de la commune de Péronne et du travail mené plus particulièrement autour de l’école de la commune.

La profession viticole s’engage au travers de la Charte des traitements


La profession viticole est engagée depuis plusieurs années dans une démarche de réduction de l’utilisation des traitements phytosanitaires, via Ecophyto notamment. Consciente des interrogations et des attentes de la population sur cette thématique, la profession a engagé au printemps 2016 avec les services de l’Etat une réflexion spécifique sur la question des établissements accueillant des publics sensibles (écoles, crèches, maisons de retraites, EPHAD, etc…) ; avec une volonté de trouver des solutions adaptées à ces établissements. Cette réflexion s’est matérialisée par la signature le 21 Juillet dernier d’une Charte Départementale des Bonnes pratiques de traitements phytosanitaires ; signée par l’ensemble des organisations professionnelles viticoles, mais aussi par le Préfet, et les deux associations de maires. Cette charte définit des adaptations spécifiques des pratiques de traitements par rapport à ces lieux accueillant des publics sensibles (horaires de traitements, distances en fonction du matériel utilisé, mesures pour limiter la dérive, etc…).


Concertation locale et dialogue pour des solutions adaptées au cas par cas


Dans le cadre de cette Charte des Bonnes pratiques, les responsables viticoles ont organisé plusieurs réunions de concertation et d’échanges sur des communes sur lesquelles les habitants avaient fait part d’interrogations, parfois vives, par rapport aux pratiques de traitements. Des réunions ont ainsi eu lieu à Viré, Hurigny, Péronne, Saint-Gengoux-le-National, etc… Des rencontres ont aussi eu lieu avec plusieurs collectifs de citoyens s’interrogeant sur les pratiques de traitements. D’autres réunions d’échange et de dialogue seront organisées dans les semaines et mois à venir, en fonction des demandes des élus, des viticulteurs ou de la population.


Un exemple de dialogue constructif entre une commune, les viticulteurs et la population, sur la commune de Péronne


Un exemple concret de dialogue local réussi est fourni par la commune de Péronne. Cela passe en premier lieu par une information des habitants réalisé en début de campagne de traitements par la mairie. Des périmètres de traitements et des horaires adaptés ont aussi été mis en place, notamment autour de l’école de la commune. Troisième élément indispensable, il s’agit de l’échange et du dialogue entre les viticulteurs et leurs voisins. Tous ces éléments contribuent au bien-vivre ensemble et permettent de concilier au mieux l’activité viticole et les attentes de la population.
Comme l’illustre l’exemple de la commune de Péronne, les responsables professionnels viticoles sont disponibles pour organiser la concertation locale sur cette thématique des traitements phytosanitaires, pour expliquer les pratiques et au besoin trouver avec les maires et les habitants des adaptations de ces pratiques pour favoriser le bien-vivre ensemble dans nos communes.

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