Saône et Loire économie

Elections chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire - La liste FDSEA et JA dévoilée

Pas de « trompette ni tambour » car l’heure est grave dans les fermes avec la sécheresse. L’humilité est donc de mise. Le 17 décembre à Lugny, la FDSEA et les JA de Saône-et-Loire ont présenté sobrement leur liste commune pour les élections à la chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire qui se dérouleront en janvier 2019. Un mélange d’expériences et de jeunes dynamiques. La liste est à l’image du département : toutes les productions et tous les territoires sont représentés. Et ce pour optimiser le travail avec l’ensemble des forces vives du département, que ce soit les autres OPA ou les collectivités et acteurs économiques.

« Les agriculteurs doivent être acteurs de leur développement sur le terrain, sans tout attendre du national. La chambre d’Agriculture avec ses techniciens permet d’être au plus près des besoins des agriculteurs ». Le président de la FDSEA, Bernard Lacour résumait ainsi l’engagement de tous ceux qui se sont lancés dans les élections chambre d’Agriculture 2019. Pour prendre des responsabilités au nom du collectif et le faire avancer à tous les niveaux. D’abord au département mais également dans une région Bourgogne Franche-Comté qui prend toujours plus de poids. Président sortant, Christian Decerle a annoncé ne pas briguer de troisième mandat à la présidence de la chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire. Il préfère poursuivre sont travail à la région pour « créer une dynamique entre beaucoup de productions et de sensibilités diverses », rappelait-il, sans présumer de l’avenir « amené à évoluer ».

La liste « commune » des chefs d’exploitations FDSEA et JA s’accompagne de celles des autres collèges. Une complémentarité à souligner qui s’opère avec les collèges des anciens exploitants, des coopératives, des caisses du Crédit Agricole, de Groupama, de la MSA, des organisations syndicales (viticulture, grande culture, lait). Au total, ce sont 18 membres et 2 suppléants qui composent la liste du collège des chefs d’exploitation. Cinq d’entres eux sont "fléchés" à la région, dont deux suppléants.

De l’installation…

Têtes de liste conjointe pour mener la campagne électorale, Bernard Lacour est au côté du président des JA, Joffrey Beaudot pour qui tout part de la politique d’installation. « Il faut continuer d’accompagner les jeunes, créateurs de valeurs, d’emplois… et fluidifier les transmissions, en confortant cédant et repreneur ». Christian Bajard rappelait que la chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire est aussi, non seulement forte d’équipes compétentes, mais également d’outils d’expérimentation (Jalogny, Davayé, Fontaines, Charolles). Des essais permettant de déployer rapidement des solutions innovantes dans les exploitations du département. Autre éleveur, laitier cette fois, Stéphane Convert complétait l’intérêt des techniciens pour établir des coûts de production par filière. En effet, avec les Etats généraux de l’alimentation, ces derniers sont devenus capitaux.

Ce n’est pas Yves Largy qui dira le contraire même s’il préférait parler des permis de construire aux ¾ assurés par le service bâtiment de la chambre qui conseille de plus en plus vers les énergies propres (photovoltaïque…). Samuel Chanussot parlait d’un autre défi, celui du stockage de l’eau « qui pose question après l’année 2018 ». Le changement climatique est complexe à gérer notamment pour les cultures pérennes, telle que la vigne. La recherche de nouveaux plants – notamment résistants - avec le projet régional Defigreff est enclenché, mentionnait Marc Sangoy. Une façon de répondre aussi à la demande sociétale, rajoutait Frédéric Borne, comme sur le bien-être animal.

… à l’épanouissement professionnelle

Des changements profonds donc qui peuvent faire peur. « Pour ne laisser personne au bord de la route », Anne Gonthier croit encore et toujours à la formation et à l’enseignement initial. La formation tout au long de sa vie professionnelle est devenue la norme actuelle. A commencer pour ceux qui font de la vente en circuits courts, en utilisant des outils locaux (abattoir…) ou en association, indiquait de concert Christelle Bonnot et Cécile Jacob. « Il nous faut plus largement apprendre à communiquer car un fossé s’est creusé avec une partie de la société », ne négligeait pas Luc Jeannin. L’ensemble des membres de la liste ne veut plus prêter le flan aux attaques incessantes. « La France a une agriculture exemplaire. Il n’y a pas de hasard si sa gastronomie est inscrite à l’Unesco. On doit transformer ce constat en un épanouissement pour les agriculteurs dans leur métier. En les accompagnant au plus près de leurs besoins sur le terrain », concluait Bernard Lacour. Et pour tout cela, la chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire est centrale. 

Nul ne doit oublier que les élections aux Chambre d’agriculture sont un test de représentativité pour les organisations syndicales, voulu par le législateur. Pour les présidents de la FDSEA et des JA, « les agriculteurs doivent bien mesurer le travail effectué tout au long de l’année sur les nombreux dossiers. L’engagement professionnel est un rendez-vous de tous les jours, il ne peut se réduire à une campagne tous les six ans ».

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