Saône et Loire

« Ça ne marchera jamais ! », qu’ils disaient… 20 ans plus tard, le succès des voies vertes et bleues dément la prophétie d’un échec assuré

Il y a vingt ans, déjà, naissait la toute première voie verte de notre département. Puis d’autres sont venues, vertes aussi, ou bleues. Ses voies, le Département de Saône-et-Loire a entrepris de les fêter, comme on fête, généralement avec enthousiasme, les vingt ans d’une jeune femme ou d’un jeune homme. Retour sur la fête de la voie reliant Givry à Cluny, qui avait lieu ce samedi, à Saint-Gengoux-le-National.

Il y a vingt ans, déjà, naissait la toute première voie verte de notre département. Aménagée sur une ancienne voie de chemin de fer, sur près de 44 kilomètres, elle reliait Cluny à Givry. Puis d’autres, vertes encore, sont venues également agrandir la famille. Puis ce fut le tour de leurs cousines, les voies bleues, qui elles empruntent d’anciens chemins de halage ou, plus simplement, les bords de la Saône, comme celle qui relie désormais la commune de Crissey à celle de Verdun-sur-le Doubs.

Vingt ans, donc, que le Département de Saône-et-Loire s'est lancé dans une aventure qui, à ce jour, le dote d'un réseau de près de 300 kilomètres de voies que les habitants de son territoire comme les touristes venus d’ailleurs peuvent en toute tranquillité parcourir à pieds ou en vélo, seuls ou en famille. Un réseau qui, d’ici 2020, sous l'impulsion d'André Accary, le président du Conseil département, devrait encore grandir de 50 kilomètres. Et, surtout, un réseau qui, actuellement, génère « 50 000 euros de retombées économiques par kilomètre et par an », ainsi que l’a rappelé Elisabeth Roblot ce samedi, à Saint-Gengoux-le-National, durant cette fête de la toute première voie verte, animée par Dominique Boisselot et symboliquement forte puisque le fondateur de celle-ci, André Gentien, était là pour raconter la naissance un brin douloureuse de ce qui est désormais considéré comme un succès.

(André Gentien, l’homme de qui tout est parti. Maire de Buxy de 1989 à 2008, conseiller général du canton de Buxy de 1994 à 2008 et deux fois député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire en remplacement de Dominique Perben, il est reconnu comme fondateur de la toute première voie verte).

(Elisabeth Roblot, vice-présidente du Conseil départemental de Saône-et-Loire, chargée du tourisme et de l’attractivité du territoire et conseillère générale du canton d'Ouroux-sur-Saône)  

(à g. : l'animateur, Dominique Boisselot)

« Un brin douloureuse » car il aura fallu en franchir des obstacles pour doter le Département de toutes ces voies, en dehors d’acquisitions immobilières pas toujours simples, voire compliquées... Le premier d’entre eux était le pessimisme ambiant. « Ça ne marchera jamais ! ». C’est ce qu’Elisabeth Roblot pouvait entendre de la part d’interlocuteurs grognons, lorsqu’elle travaillait au cabinet du président du Conseil général de Saône-et-Loire de l’époque. On a vu, depuis, quel était le bien-fondé de cette prophétie à laquelle le désormais sénateur Jean-Paul Emorine, à l’époque conseiller général du canton de Sennecey-le-Grand, a fait pied de nez, à la fin des discours : « au fond, il n’y a pas besoin d’être optimiste ou pessimiste pour réaliser des choses. Il suffit d’être déterminé ».

(Le sénateur Jean-Paul Emorine)

Samuel Bon

(Photo de une, de g. à d. : Elisabeth Borbot, André Accary, René Delorme)

 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche