Saône et Loire

"Un pacte territorial d'insertion, un outil fédérateur des politiques d'insertion en Saône et Loire

30 partenaires, l'Etat, l'ARS, la CAF, Pôle Emploi, la MSA, les chambres consulaires, la CPAM, les missions locales, les régies de quartiers, les plates-formes de lutte contre l'illettrisme, les bailleurs sociaux...

Trois principes de base ont émergé des discussions menées autour d'une trentaine de partenaires, "pour un partenariat efficace et adapté". "On a travaillé en mode projet, sur du concret, on est sur de l'engagement des uns et des autres. Un pacte, à charge pour nous de le faire vivre. L'idée est de créer des conditions, d'identifier les leviers, que les partenaires se connaissent, que la politique d'insertion est l'affaire de tous avec une commission des usagers, parce qu'il est important de mesurer ce retour. 

Cinq temps de rencontre ont été organisés avec la possibilité d'enrichir systématiquement. Servir l'intérêt du plus grand nombre, initier une culture partenariale en prenant en compte un spectre large des publics avec un référent unique d'accompagnement. 

"Accroissement des clauses d'insertion, sécurisation et amélioration des parcours d'insertion, rapprochement des acteurs de l'insertion professionnelle avec les entreprises du secteur marchand, promotion de l'offre d'insertion par des outils et des ressources partagés par les partenaires, encouragement de l'entrepreneuriat social, encouragement de l'accès aux droits et aux offres existantes, lutte contre l'isolement social et la valorisation de l'engagement citoyen, construction et enrichissement des parcours de vie sociale et professionnelle des personnes" a énuméré Isabelle Dechaume dans la présentation du Pacte Territorial d'Insertion devant l'assemblée déparmentale réunie pour cette séance de novembre. 

Public ciblé du dispositif ?

les bénéficiaires des minima sociaux, les jeunes 18_30 ans peu qualifiés, les demandeurs d'emplois de longue durée dont des personnes de plus de 50 ans, les familles monoparentales, les personnes en situation de handicap, les bénéficiaires du RSA dont des travaileurs indépendants, des exploitants agricoles, les personnes en parcours post incarcération.

"Un PTI, il faut l'animer comme un contrat de ville. Chaque deuxième jeudi du mois, il y aura une animation. Il nous faut une gouvernance souple. On verra au fil de l'eau. Un rapport annuel sera remis à l'ensemble des partenaires pour chacune des thématiques avec une définition des objectifs prioritaires pour l'année suivante".

Et la fracture numérique pour les publics en difficulté ? s'interroge l'opposition départementale

C'est Violaine Gilet qui est monté au créneau pour le compte de l'opposition départementale , "Quel est l'objectif ? Moi je préfère le texte de loi. Vous déclinez 12 engagements pour réduire les inégalités, vous intégrez de nouveaux publics et nous l'apprécions. Mais il n'y a pas une seule fois le mot digital et numérique. Sommes tous égaux devant ces outils ? 15 % des adultes se disent incapables d'entreprendre des services en ligne. La dématérialisation se heurte à la fracture numérique. Ce n'est qu'à la page 35 que vous mentionnez le numérique. Etonnant de ne pas se pencher sur l'exclusion numérique ! Pourquoi ne pas intégrer un schémat départemental d'accès au numérique ? Un accès aux plus précaires et lutter contre "l'illectronisme" a plaidé Violaine Gilet. 

Peut être nous aurions du faire un point sur l'illectronisme mais juste avant il y a l'illetrisme. Des plates-fromes de lutte contre l'illetrisme vont s'arrêter. Un PTI n'est pas une déclinaison opérationnelle. J'entends ce que vous dites, je vais voir comment en tenir compte. On prendra le temps d'en discuter. Vos préoccupations sont aussi les nôtres" a répondu Isabelle Dechaume. 

Laurent Guillaumé

 

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