Saône et Loire

La Fédération des Chasseurs de Saône et Loire s'est réunie à Chalon sur Saône

Alors qu’une réforme de la chasse est portée au plus haut niveau national, la Fédération départementale doit faire face à une explosion des dégâts de gibier qui grève son budget.

Accueilli par le premier magistrat de la ville de Chalon qui a décidé de pourfendre, cette fois, les écologistes au moment d’évoquer la problématique du loup, le président de la Fédération départementale des chasseurs, Jacques Pelus, a profité de la traditionnelle assemblée générale pour effectuer plusieurs annonces majeures.

A commencer par la réforme menée par le président national Willy Shraen. « Ce projet est probablement le plus ambitieux que nous aurons à porter… Il répond à une évolution sociale rapide de la chasse comme nous n’en avons jamais connu… La chasse qui fut la mienne, qui fut la vôtre, ne sera plus celle de nos enfants et de nos petits-enfants. » A titre d’exemple, le prix du permis de chasse national devrait être divisé par deux, passant de 400 € à 200 €. Un moyen parmi d’autres de ralentir la chute inexorable du nombre de chasseurs non seulement en France mais aussi dans le département. En Saône et Loire, il y avait 15.078 validations départementales de permis en 2005 contre 12.812 en 2017.

Les sangliers toujours plus nombreux

Dans le département, « la barre des 6.000 sangliers est dépassée. Ce chiffre peut faire peur au monde agricole. Grâce aux protections des cultures et une forte pression de chasse, la population de sangliers devrait se stabiliser... Le chevreuil reste stable sur le département. Quant aux cerfs, les deux noyaux qui existent dans le département restent faibles. Le petit gibier vit des hauts et des bas… Une augmentation du nombre de nuisibles retarde également l’évolution des populations de faisans, canards et lièvres. » 

Côté finances, lorsque l’on se penche sur le secteur dégât, on remarque que l’on est passé d’un excédent de 238.000 € en 2016 à un déficit de 211.000 € en 2017. La conséquence d’indemnisations qui atteignent environ 500.000 €. Une somme qui devrait être identique en 2018. Les réserves du secteur dégâts, à hauteur de 777.670 €, doivent certes permettre de faire le dos rond quelques années mais n’empêchent pas de s’interroger sur la solution à trouver pour diminuer un coût qui risque, à terme, de devenir insupportable.

Enfin, cette assemblée générale a aussi été l’occasion d’alerter les chasseurs concernant une recrudescence des vols dans les cabanes de chasse. Mais aussi d’inviter les chasseurs à la plus extrême prudence pour ce qui est de leurs armes et de leurs munitions, très recherchées par une certaine frange de la population.

P.M

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