Saône et Loire

Les retraité.e.s de Saône et Loire ne sont pas seulement en colère … Ils veulent une revalorisation de leurs pensions

Communiqué des Retraités CGT de Saône et Loire

 

Les retraité.e.s  ne sont pas seulement en colère …

Ils veulent une revalorisation de leurs pensions

 

« Nantis, privilégiés » les retraités sont stigmatisés, accusés de ne pas être solidaires avec les actifs. Pour justifier les mesures qui réduisent leur pouvoir d’achat, le gouvernement d’Emmanuel MACRON affirme vouloir favoriser « ceux qui travaillent » ou encore « ceux qui font tourner le pays ». Le mouvement des « gilets jaunes » de ces derniers jours démontre qu’une large partie des citoyennes et citoyens a parfaitement conscience que sa politique vise exclusivement à préserver les intérêts et à privilégier les « premiers de cordée », autrement dit les grandes fortune du pays et les actionnaires des grands groupes industriels et financiers.

 

Nous, retraités de la CGT, nous nous sentons parfaitement solidaires de ceux, retraités ou non, qui, dans ces manifestations, dénoncent le mépris du gouvernement, le mal-vivre, les bas revenus, les augmentations de taxes, les fermetures de services publics, la dégradation du système de santé. Comme les « gilets jaunes » nous n’acceptons pas la suppression de l’Impôt sur la fortune, les 40 milliards d’euros par an du CICE distribués aux entreprises sans aucune contrepartie. Nous n’acceptons pas non plus la taxation des carburants, au nom de la lutte pour l’environnement, qui est non seulement injuste, mais dont l’efficacité est nulle puisque ses recettes ne sont pas entièrement reversées au budget de la transition écologique, par ailleurs sans initiative concrète pour réduire les émissions de CO2. 

 

Depuis des années, nous dénonçons la situation qui nous est faite et nous agissons pour la revalorisation de nos pensions qui nous permette de vivre dignement après des décennies de labeur. Nous dénonçons aussi la situation fates aux personnes âgées dans les HEPAD, les coûts exorbitants qu’il faut dépenser lorsqu’il n’y a plus d’autre solution que la maison de retraite, mais aussi lorsque le maintien à domicile nécessite des soins constants.

 

Dans les manifestations des « gilets jaunes » nous avons vu bon nombre de ces retraités qui disent ne plus pouvoir « joindre les deux bouts ». Sans doute quelques uns étaient à nos côtés dans les manifestations du 15 mars, du 14 juin et du 18 octobre de cette année à l’appel des 9 organisations nationales de retraités. Et, pour nous, la lutte n’est pas finie. Il y aura d’autres rendez-vous de lutte et nous espérons bien y retrouver celles et ceux qui manifestent aujourd’hui. Nous leur disons simplement qu’elles et ils ont toute leur place à nos côtés et surtout qu’ils ne doivent pas se laisser entraîner dans les impasses qu’ouvrent certains mouvements populistes, voire racistes.

 

 

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