Varennes le Grand

L'Autre Ecole de Varennes le Grand poursuit sa route

Depuis septembre 2017, Gaëlle Montmaron et son équipe proposent une école qui place l’enfant au cœur de ses préoccupations. 

La genèse du projet. 

Depuis sa plus tendre enfance, Madame Montmaron rêvait d’être professeur des écoles. En effet, elle fut longtemps en admiration devant le travail d’un couple d’instituteurs de campagne qui enseignaient dans des classes multi-niveaux. Le destin la conduisit sur un chemin parallèle puisqu’en 2002, elle devint professeur de mathématiques et de sciences au lycée professionnel de Louhans. Ainsi pendant neuf ans, elle mit ses compétences au service de lycéens de l’Éducation nationale.                                                                                                                                      En 2011, cette mère de famille et son époux prirent une décision radicale. Alors scolarisé en maternelle, leur fils présentait un rythme d’apprentissage différent de celui proposé par le milieu scolaire ordinaire. Faute de solution, et après réflexion, Madame Montmaron démissionna de son poste d’enseignante et choisit de faire l’école à la maison. En 2017, face aux sollicitations de son entourage, elle décida d’ouvrir une école pour mettre son expérience au service d’autres enfants. 

Depuis plus deux ans, cette école de Varennes-le-Grand propose une alternative aux méthodes d’enseignement traditionnelles.  

Gaëlle Montmaron appréhende l’Éducation d’une toute autre manière et elle fonctionne selon sa propre pédagogie. Elle s’inspire des méthodes de Célestin Freinet, de Maria Montessori et de la philosophie des écoles démocratiques. Elle propose une pédagogie individualisée, basée sur la bienveillance et les apprentissages autogérés. L’enseignement tient compte du rythme, des forces et des faiblesses de chaque enfant. Dans cette école, la notation numérique traditionnelle pour évaluer le travail des élèves est abolie. Avec Jean Baptiste, son collègue, ils ont mis en place un système d’évaluation continue et d’autocorrection basée sur la méthode Lexidata*. On encourage le positif. Ce qui a été réussi sert de base pour travailler les points perfectibles. L’enfant découvre en corrigeant ce qui peut être amélioré. Ainsi, il ne se sent pas en situation de faiblesse ni dévalorisé par rapport aux autres.  

Les activités s’organisent autour de plusieurs temps. La journée débute par le « Quoi de neuf », un espace et un temps de parole pour chaque enfant qui s’exprime sur                   le sujet de son choix. Ce moment constitue un réel apprentissage de la prise de parole.                        

Ensuite, une grande partie de la matinée est consacrée aux apprentissages fondamentaux. Les élèves réalisent d’abord un travail de calcul et de numération. Ils poursuivent par un exercice de compréhension de lecture d’un texte documentaire qui développe aussi leur culture générale. Enfin, ils rédigent un écrit dont la longueur fluctue en fonction du niveau. Les règles d’orthographe, de grammaire et de conjugaison sont ainsi étudiées et consolidées. « A partir du moment où on a les bases de compréhension du système numérique, on comprend comment fonctionnent les nombres et les quatre opérations. Si en plus on sait lire et qu’on comprend ce qu’on lit, on peut tout apprendre » nous confie Gaëlle Montmaron. Pour réaliser ce travail matinal, les élèves sont en classe unique. « Je ne m’adapte pas à l’âge mais au niveau de l’enfant » précise-t-elle. C’est pourquoi elle distribue aux élèves une fiche d’objectifs individualisée tous les jours. Certains jeunes peuvent avoir un projet particulier. Cette année, cinq d’entre eux désirent passer le brevet et deux autres souhaitent intégrer le collège à la rentrée prochaine. Chacun bénéficie donc d’une pédagogie différenciée qui le prépare à son objectif. On ne peut qu’apprécier cet enseignement sur mesure.

L’après-midi, les jeunes choisissent leurs activités librement. Des jeux de société spécifiques    y prennent une place importante. Ils sont certes ludiques mais ils sont surtout pourvus de qualités pédagogiques. Madame Montmaron explique  « Certains enfants non lecteurs et qui progressaient très doucement car ils n’avaient pas envie d’apprendre, sont rentrés dans la lecture car ils désiraient jouer à certains jeux qui nécessitent de savoir lire ». Le jeu donne accès à des savoirs mais il est aussi un vecteur de sociabilisation et de structuration puisqu’il faut respecter des règles. Ce mode d’apprentissage présente de multiples vertus. C’est un véritable outil pédagogique ! Mais les jeunes ont aussi accès à une bibliothèque et à une salle de musique. Les activités proposées sont variées. 

Les élèves présentent divers profils.

L’Autre École accueille des enfants de six à dix-sept ans. Dix-sept d’entre eux sont scolarisés à temps plein et six à temps partiel. Tous ces élèves, qui n’ont pas trouvé leur place dans le système scolaire ordinaire, présentent des profils différents : phobie scolaire, hyperactivité, troubles Dys… Mais l’école enseigne aussi à des jeunes sans difficulté particulière. 

De plus en plus d’élèves ont des besoins qui ne sont pas comblés dans le système scolaire traditionnel. Pour eux, un cadre d’apprentissage et un enseignement différents sont nécessaires. C’est ce que propose Gaëlle Montmaron avec l’Autre École : un milieu favorable à l’épanouissement et une pédagogie sur mesure centrée sur les besoins de chaque enfant.

P.REGENET

* Lexidata : la méthode Lexidata utilise un appareil de contrôle entièrement automatique fonctionnant sans énergie extérieure et permettant l'auto-correction des exercices abordés. Chaque appareil doit être au préalable réglé par rapport à la fiche de travail. 

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