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Dominique Capelle brise les codes de la rectitude, au profit d’arrondis plantureux

Actuellement en représentation à la chapelle du Carmel de Chalon-sur-Saône, Dominique Capelle fait fi de toutes considérations géométriques en partant du principe que la ligne droite n’est pas le plus court chemin pour arriver à destination. Les trajectoires galbées, bombements iconoclastes, se parent de colorations avenantes pour que cet hymne à la vie résolument optimiste soit regardable sans nécessairement traquer des nébuleuses à tout bout de champ.

Des déformations à donner le tournis

 C’est son travail des trois dernières années que le Chalonnais, qui peint depuis des lustres et s’est notamment nourri des cours de l’Ecole Média Art Fructidor, exhibe au su et au vu de tout le monde sous l’impulsion de la ville de Chalon avec ses Rendez-vous du Carmel, et le couvert de l’association Aux Arts Etc. « Peindre c’est une passion, un besoin, un moyen d’expression, un mode de communication », délimite Dominique. Son domaine de prédilection ? Le milieu urbain. L’intitulé de l’exposition, « Ondulations », résume parfaitement de quoi il en retourne. A l’aide exclusivement de l’acrylique en raison de la spontanéité et de la palette de couleurs qu’elle autorise, l’ex-sculpteur passe ses messages en filigrane, ou pas. C’est selon son propre degré de perspicacité. « J’aime faire voir la vie en couleurs qui bouge. Les cheminées, par exemple, dansent. C’est vivant. Ce qui nous entoure est l’antithèse du figé. Et puis il y a les lieux de convivialité, de partage, où l’on apprécie de se retrouver, tels les bistrots », ajoute-t-il. Essentiellement soutirées à la Saône-et-Loire (Chalon, Tournus, Mâcon, Montceau-les-Mines, Givry, Mercurey…parfois ailleurs (Sète, Dijon…), ses oeuvres ne relèvent en rien du hasard. L’homme n’hésite pas en effet à se déplacer pour prendre en photo ses « futures victimes » (lieux de culte, débits de boissons, canaux, usines, rues, etc.), base servant de point d’appui à une personnalisation ne fréquentant point les sentiers battus. Le produit fini, un bain de jouvence confinant à la caricature ainsi qu’aux éléments d’une bédé pour peu que l’imagination, le discernement, se frayent un chemin entre du figuratif détourné ou de l’abstrait évolué. L’impression du mouvement qui se dérobe, la souplesse des formes, l’ambiance chromatique, le caractère enjoué des motifs, fournissent sans conteste du grain à moudre aux curieux de nature.

 Les jeunes prennent plaisir d’une manière générale à reluquer les douces transgressions

 Ses trente-et-un tableaux sont visibles jusqu’au samedi 26 septembre inclus chaque jour, sauf le mardi, de 14h à 18h (de 10h à 18h lors des Journées européennes du patrimoine les samedi 19 et dimanche 20). Accès libre pour tous publics (les enfants en particulier sont très réceptifs, c’est pourquoi des classes viendront jauger le contenu de l’expo à un moment ou à un autre), en outre un livre d’or est mis à votre disposition afin d’y consigner vos remarques.

                                                                                 Michel Poiriault  

 

 

 

 

 

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