Chalon sur Saône

Action symbolique des «nuiteux» de la Police à Chalon-sur-Saône

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voitures de police ont défilé dans le centre-ville de Chalon-sur-Saône, sirènes hurlantes. Quelques heures après les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites, les «nuiteux» de la Police, laissés sur leur faim, réclamaient, par cette action symbolique, une revalorisation de l’heure de nuit et une amélioration réelle des conditions de travail. Plus de détails avec Info Chalon.

À 3 heures du matin, ce jeudi, le bleu des gyrophares de quelques véhicules de police zèbrant la pénombre des rues d'un Chalon-sur-Saône endormi, sirènes hurlantes, les policiers de nuit défilaient.


Ce bruyant cortège est parti au niveau de l'Hôtel de Ville, avec des dizaines de fonctionnaires à bord. Les «nuiteux», comme on appellent ces policiers issus des rangs de la brigade de nuit, la brigade anti-criminalité(BAC) et l'unité cynophile, réclament une revalorisation de l’heure de nuit — actuellement plafonnée à 97 centimes — ainsi qu'une véritable amélioration de leurs conditions de travail, un réel statut du travailleur de nuit en prenant en compte la pénibilité et la dangerosité spécifique à leur métier.


Après avoir traversé la Rue Général Leclerc avant de stationner brièvement devant la sous-préfecture, leurs «deux tons» toujours enclenchés, les «nuiteux» se sont ensuite rendus sur le Boulevard de la République.


Cette action symbolique et intersyndicale intervenait quelques heures après les annonces du Premier ministre, Édouard Philippe, sur la réforme des retraites.


Les 2 syndicats, Alliance Police nationale et Unité SGP Police-Force Ouvrière, unis dans cette action, après les annonces du Premier ministre, mercredi midi, qui les a laissés sur leur faim, rappelent qu'ils se battent pour tous les policiers, syndiqués ou non, et que tous les membres de l'Hôtel de Police, agents et employés administratifs, sont solidaires de ces actions.


Avec la suppression des régimes spéciaux, les policiers craignent de voir disparaître leurs acquis et tiennent à défendre leur statut.


Pour l'heure, au commissariat, depuis le 5 décembre, c'est le service minimum. Les missions de police secours et d’enquête restent assurées mais pas de verbalisation, ces fonctionnaires n’ayant pas le droit de grève.

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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