Chalon sur Saône

Rassemblement devant le CH William Morey de Chalon-sur-Saône pour la défense de l'Hôpital public

À l'appel de la CGT Santé et Action sociale de Saône-et-Loire, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le Centre hospitalier William Morey de Chalon-sur-Saône pour dénoncer les conditions de travail des soignants et les accords du Ségur de la Santé. Plus de détails avec Info Chalon.

Pour une partie des personnels soignants, les 8 milliards d'euros du Ségur de la Santé pour la revalorisation des métiers des établissements de santé, des EHPAD et l'attractivité de l'hôpital public sont jugés insuffisants.


À l'appel de la CGT Santé et Action sociale de Saône-et-Loire, ce jeudi 15 octobre, à 14 heures une centaine de militants et sympathisants, pour beaucoup de Chalon-sur-Saône, se sont regroupés devant le Centre hospitalier William Morey.


Tour à tour, Christelle Colas, Marie-Claude Cavin, Alain Challot, Martial Petit, Jean-Pierre Meneghel du Collectif de défense des usagers des hôpitaux (COFED) et deux anonymes dont une une infirmière bientôt à la retraite, ont pris la parole.


Les personnels de santé mobilisés exigent des embauches massives de personnels qualifiés, l'ouverture massive de lits pour désengorger les Urgences et «partout où cela est nécessaire comme en psychiatrie, dans les services de soins et les structures du médico-social et social», la reconnaissance «sans condition» en maladies professionnelle de tous les personnels de santé et d'action sociale atteints par le COVID-19, l'arrêt de la déréglementation possible sur le temps de travail prévue par le protocole d'accord du "Ségur de la Santé" et la baisse du temps de travail pour nos métiers pénibles, l'abrogation du décret sur les licenciements dans la Fonction Publique Hospitalière, des augmentations de salaire «pour tous quelque soit le secteur d'activité et le statut», un départ anticipé à la retraite «pour tous» et de meilleures pensions de retraite et un projet de loi de financement de la Sécurité Sociale qui répond aux besoins des professionnels et de la population.


Pour eux, le Ségur de la Santé a accouché d'une souris.


D'après de nombreuses personnes interrogées, les 183 euros supplémentaires sur la feuille de paie ne suffisent pas.


«C'est juste un rattrapage par rapport à la moyenne européenne», nous explique une infirmière.


«C'est au moins 300 euros que l'on demande pour tout le monde», dit une de ses collègues.


«Le fameux Ségur dit de la Santé? Parlons-en! Ils ont oublié le médico-social, les SSIAD et les soins à domicile… Le gouvernement doit revoir sa copie!», dénonce un retraité de la santé.


Lits sont en tension aux urgences, en chirurgie et dans tous les autres servides, dégradation des conditions de travail, sous-effectif permanent,...


Les personnels soignants expriment une colère, que d'aucuns qualifient de «légitime», accentuée par la crise sanitaire.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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