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Les arts divinatoires ont voulu effacer la nuit noire, au profit de la luminosité ragaillardissante

Samedi 30 novembre au dancing « Le Saphir » niché à Mervans se tenait la seconde édition du Salon des arts divinatoires, postérieurement à la défloration de septembre dernier, à l’initiative de « Choisir Sa Voie », un collectif ad hoc aux racines fixées en Bourgogne-Franche-Comté-Auvergne-Rhône-Alpes. L’opportunité, de manière multifactorielle, de savoir où l’on va, qui l’on est peut-être, de fouiller son passé, et de mieux appréhender son environnement, ceci à des fins d’équilibre harmonieux.

La face cachée des choses se distingue alors, si affinités, à la lueur des verdicts rendus

L’énigmatique inconnu, en face duquel l’on se sent infiniment petit et parfois désemparé, fascine, interpelle. Pour essayer de dénouer l’écheveau de sa vie, tout un chacun était en mesure, moyennant une somme versée (20,00 ou 40,00 euros selon l’importance des problématiques) contrairement à l’accès, libre comme l’air, de quitter ensuite le lieu en étant moins alourdi par le poids des questions existentielles. L’occupation du terrain par une batterie de moyens pleins d’à-propos permettait aux candidats à la résolution de leur quête personnelle, d’obtenir un certain nombre d’éléments aptes à l’optimisation de leur bien-être.

Chasseurs de l’obscurantisme, onze professionnels issus du Jura, de la Saône-et-Loire, de la Côte d’Or et du Doubs, spécialistes de la voyance, de la médiumnité, de l’astrologie, de la numérologie, de la clairvoyance, de la tarologie et de la domestication du pendule, bref, une façon de populariser ce qui fait respirer les arts divinatoires. « Ca fait partie de la culture », dixit la tête pensante de ce rendez-vous. D’après elle c’est le domaine professionnel qui intervient en premier lieu chez les demandeurs de solution, le domaine affectif venant en second. « Les gens font de plus en plus appel ouvertement. Ne serait-ce que trois-quatre ans en arrière, c’était plus fermé », a-t-elle affirmé. Parallèlement des conférences –gratuites-donnaient le ton : sur la voyance, les auras et les chakras, le secret des nombres, la roue astrologique.

Stéphane, un Grand Maître, lequel se rendait pour la première fois dans la région, aura fait l’unanimité sur sa personne, tant lors de sa causerie qu’en consultation. Enfin, la systématique tombola, sans bourse délier, autorisait les plus chanceux à repartir avec un surcroît de positivité, matérialisé ou non. A signaler que la troisième édition se déroulera en février ou mars 2020, toujours au dancing de Mervans (on peut s’y sustenter à la pause méridienne), bien plus habitué par nature aux jeux de jambes qu’aux remue-ménage des circonvolutions cérébrales ! Ce ne sont pas obligatoirement les mêmes orienteurs qui oeuvrent à chaque fois, dans la mesure du possible il y a même un roulement, car chacun des intervenants a sa propre façon de travailler qui ne correspond pas forcément aux attentes du quidam. Entre autres raisons.

                                                                                       Michel Poiriault

                                                                                       [email protected]           

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