Opinion de gauche

Le sénateur de Saône et Loire, Jérôme Durain monte au front pour défendre les viticulteurs à cause des taxes Trump

Dans le cadre de la séance des questions au gouvernement, le sénateur de Saône et Loire a interpellé le Ministre de l'agriculture.

Monsieur le Président, ma question s’adresse au ministre de l’agriculture.

 

En octobre dernier, dans le cadre d’un conflit commercial les opposant à l’Union Européenne dans le secteur de l’aéronautique, les Etats Unis de Donald Trump ont décidé d’augmenter des taxes à l’importation sur une liste de produits européens. Parmi eux, une fierté nationale et le deuxième contributeur aux exportations du pays : le vin.  J’englobe bien sûr dans ce secteur les productions de Bourgogne, qui ont fêté la Saint Vincent Tournante à Gevrey Chambertin ce week end. Mais elle concerne l’ensemble de la production nationale ! Les vins de Bordeaux, de l’Hérault, de Champagne, les vins de Gascogne, le Chablis, les vins de la Drôme et l’Irouleguy, une AOC très appréciée à Biarritz !

 

Ces produits souffrent d’une surtaxation de 25% depuis le mois d’octobre sur le marché américain. La filière craint les effets sur le long terme de cette guerre commerciale. Elle s’interroge sur la durée du maintien de cette surtaxe. Et nous savons tous qu’une part de marché perdue met des années à être regagnée. On nous dit que le climat commercial avec M. Trump pourrait changer en raison de décisions de justice à venir dans le secteur de l’aéronautique. Une paix des braves sur le front des GAFAs serait acquise. Mais la viticulture française attend des réponses concrètes et rapides. Elle demande la constitution d’un fonds de 300 millions d’euros. En octobre dernier, le ministre de l’agriculture annonçait avoir demandé à l’Union Européenne « de prendre des mesures d’accompagnement pour faire face à cette situation exceptionnelle ». Le Gouvernement pourrait il nous indiquer ce qu’il a obtenu sur ce sujet ?

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