Givry
Les Musicaves vont poétiser et mettre en ébullition derechef les espaces impartis
Publié le 10 Juin 2014 à 19h40

« Je suis assez optimiste et assez serein. Là, j’ai la bonne énergie qui précède la manifestation ». Président et directeur artistique du festival givrotin « Les Musicaves » dès la première heure, Philippe Perrousset, ô combien rodé par tant d’éditions depuis la première en 1998, est sur le point de réembarquer pour un aller simple avec assurance. Du mercredi 25 au dimanche 29 juin en effet, la dix-septième expédition se chargera de mener à bon port les volontaires pour des contrées musicales hospitalières. Bon vent !
Musiques du Monde (Roumanie, Iran, Turquie, Amérique du Sud, Angleterre…), apatrides ou classique, déclinées en électro, flamenco nuevo, heavy soul rock et tutti quanti, peu importe le flacon finalement, pourvu qu’il y ait l’ivresse des sens ! Mais si c’est -en tout bien tout honneur- celui du givry, dont les producteurs forment invariablement les fidèles lieutenants du grand raout à longueur d’édition, ce n’est que justice. Dans cette perspective aguichante il y a de quoi réaliser son marché en ne négligeant aucune piste susceptible de combler d’aise l’ouïe, et, par extension, l’intérieur du cortex cérébral. Le maître de cérémonie sus-cité a de toute façon fait en sorte qu’il en soit ainsi. De la soirée d’ouverture (« avec son peps, le feu, la générosité ») au Classico Latino du dimanche matin en passant par les tonitruants Tambours du Bronx, l’uniformité n’a plus qu’à battre en retraite en faisant profil bas. Renseignements sur la programmation et réservations sur : www.lesmusicaves.fr
La fuite en avant des frais
En cinq jours, trois lieux (Domaines Besson et Thénard, église de Poncey), trois ambiances, trois manières de procéder, le tout pour couronner onze concerts composites, cela requiert savoir-faire, vigueur et détermination sans faille, à fortiori pour faire face à la hausse exponentielle du contenant. « C’est de plus en plus lourd à cause de la paperasserie. Entre 2004 et 2014 il y a eu trois fois plus de « comptes à rendre », alors qu’on est sur la même architecture de festival. Nos factures ont bien augmenté, à titre d’exemple, E.D.F. représente plus 300 % en dix ans », constate amèrement le responsable. Lequel poursuit sur sa lancée. « On sort de l’an dernier avec une petite déconvenue financière normale, moins 11.000 euros, malgré une progression de 7% en recettes propres. On est hyper fragiles. En 2013 la météo était tellement compliquée qu’il y a eu une assurance annulation Le festival s’autofinance à 75%, répartis entre 50% de recettes propres et 25% de partenariat, sponsoring. Les 25% restants proviennent de fonds publics alloués par la région, le département, le Grand Chalon et la ville de Givry. En outre, chaque année il y a un pansement de dernière minute de 5000 à 7000 euros : enveloppe de député, subvention exceptionnelle… »
Un budget de 160.000 euros
Histoire de conserver le cadre, le niveau technique, le climat ambiant, la mise en valeur des lieux, etc. convenait-il d’apporter une réponse adéquate. « On a réagi, on a fait une petite hausse d’un euro (de 14 à 15 euros pour le tarif normal, de 8 à 9 euros pour le tarif réduit), et le samedi soir a droit à un tarif unique de 15 euros. Si on n’est que sur les bases de l’an dernier on va faire 8000 euros de plus», allègue Philippe Perrousset. Le budget global, qui tourne autour de 160.000 euros, dispose d’un allié de choix : 0 frais de fonctionnement à l’année. La location de matériel s’élève à 35.000 euros, les 24 embauches (dont un régisseur et 18 techniciens sur le festival) à 30.000, la part artistique à 55.000 (près de 70 artistes en 2014 + les déplacements), la S.A.C.E.M. et le C.N.V. récupèrent de 8000 à 10.000 euros, les frais de communication, eux, empochent 15.000 euros, etc.
Le festivalier modèle
Alors, consommateur passif venu benoîtement absorber un spectacle, ou spectateur en quête d’émotions arrachées à la force de l’ouverture d’esprit ? Choisissez votre camp… »Pour moi, dans un festival il faut être en immersion quand il est multiforme comme Les Musicaves. Ca doit entrer dans l’écrin, c’est voyager. Il faut laisser ses références, oser écouter d’autres choses, autrement il y a une forme de racisme », décrit la locomotive du festival qui, avec d’autres de son acabit, assure la bonne marche du rendez-vous annuel. « On est six, tout le monde bosse comme des cinglés. Chacun est à fond dans son boulot », se réjouit-il, sachant pertinemment pouvoir avancer avec l’aide d’une cinquantaine de bénévoles, pas tous présents simultanément certes, mais opérationnels à tel ou tel moment.
L’état de la location
Bon an mal an de 5000 à 6000 spectateurs se pressent au total aux tempos payants. La tendance actuelle est à l’embellie. « Au 15 juin 2013 nous étions à 3100 réservations, une semaine avant un an plus tard nous en sommes à 3800. Lundi soir (le 9 juin) on sera à 4.000. Si ça continue on va attaquer à 4.500-4.800. » Sur la différence, Philippe Perrousset a son idée. « On est comme d’habitude, sauf que là il y a l’effet « Tambours du Bronx ». En ce qui concerne la soirée du samedi. Il y a plus de 1200 réservations, sur 1.500 possibles. Je pense que vendredi prochain il n’y aura plus de billetterie possible » Pour l’heure seul le tempo 8 (Ensemble Pasarela à l’église de Poncey le dimanche matin 29 juin) s’avère d’ores et déjà complet. » Paradoxalement, le grand classique qu’est La promenade-mâchon du verre à pied du samedi peine à retrouver l’engouement récurrent. « On approche péniblement les cent. D’habitude nous sommes blindés. Quant aux deux concerts classiques d’exception, ils sont quasiment clôturés (il reste cent et cent vingt places). »
Trois autres moyens d’en rajouter
Histoire de communier par anticipation, deux rendez-vous didactiques sont à noter sur vos tablettes. Tout d’abord le jeudi 12 juin à Nicéphore Cité à Chalon, où aura lieu la projection d’un documentaire sur les Tambours du Bronx, à 18h30, et à 19h30. Signalons que l’entrée est gratuite, mais que l’inscription est obligatoire (03.85.42.06.55). D’autre part, le cinéma chalonnais Axel diffusera le lundi 23 juin à 19h le film de Bahman Ghobadi « Les Chats Persans » (tarif unique 5 euros, 06.16.09.01.15). Enfin, à prendre en considération le ciné-spectacle post-Musicaves du samedi 5 juillet à 20h30 de l’association givrotine «Pleins Feux », où au Domaine Besson le groupe Lullaby en fera voir de toutes les couleurs à l’assistance, avant que dans un second temps le film de Wayne Blair « The Sapphires » n’envoûte les spectateurs.
Michel Poiriault
(photos DR)



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