Plusieurs associations de Chalon-sur-Saône soutiennent le peuple palestinien

Communiqué du vendredi 21 mai 2021 signé par la Section Chalonnaise de la LDH Chalon, CCFD-Terre solidaire Chalon, La France insoumise (LFI) 71, NPA 71, Solidaires 71, la CIMADE et Ami 71. Ce vendredi c'est l'entrée en vigueur jour du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas qui contrôle la Bande de Gaza. Cette escalade militaire a fait 243 morts palestiniens et 12 côté israélien.

Face à l’escalade des attaques agressives israéliennes contre les Palestiniens, la Ligue des droits de l’Homme et les organisations signataires, demandent à la France de prendre des mesures immédiates, efficaces et concrètes pour mettre fin à l’oppression israélienne des Palestiniens, aux violations du droit international et aux possibles crimes de guerre.


L’annexion de facto étant déjà en cours depuis de nombreuses années par le biais de diverses politiques israéliennes, notamment l’appropriation continue de terres et de biens palestiniens, ainsi que l’établissement et l’expansion des colonies illégales d’Israël, il est important que la réponse de la communauté internationale s’attaque aux causes du conflit en vue de mettre fin à l’impunité de ces crimes.


La récente escalade a éclaté après l’expulsion programmée de plusieurs familles palestiniennes de leurs maisons dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem. Ces familles sont elles-mêmes des réfugiés. Elles ont été installées dans le quartier de Sheikh Jarrah en coordination avec l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), après avoir été expulsées de force de leur ville natale lors de la Nakba de 1948. Inhérente à son régime de colonisation et d’apartheid, la politique israélienne de fragmentation, de dépossession, de manipulation démographique et de transfert de population visant à éliminer les Palestiniens et à les remplacer par des Israéliens continue d’être appliquée en toute impunité. Ce cycle de violence répétitif est le résultat de l’impunité prolongée accordée à Israël pour ses violations du droit humanitaire international et des lois internationales sur les droits humains, dont nous craignons qu’elle ne s’intensifie et ne se répète en cas d’une simple désescalade, s’il n’y a jamais de conséquences pour les violations du droit international.


Au cours des derniers jours, Israël a intensifié de manière disproportionnée ses attaques contre les Palestiniens. En violation flagrante du droit international, les forces d’occupation israéliennes et les colons israéliens ont envahi l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa et ont fait un usage excessif de la force contre les fidèles, les manifestants et les passants.


Les frappes aériennes israéliennes à Gaza ont tué plus de 200 personnes à ce jour, dont au moins 58 enfants et 34 femmes, selon le ministère palestinien de la Santé.


Depuis le début des frappes aériennes israéliennes sur Gaza cette semaine, au moins 2400 Palestiniens ont été blessés, et ce nombre devrait augmenter alors que les ambulanciers continuent de mener des opérations de recherche. Les biens publics protégés par le droit humanitaire international, tels que les cliniques médicales, les médias, le Conseil législatif, les écoles et les centres culturels, les infrastructures telles que l’eau, l’électricité, les routes, etc., ont également été pris pour cible, ce qui pourrait constituer des violations graves du droit international et possiblement des crimes de guerre.


Plus de dix Israéliens dont deux enfants ont été tués par des roquettes tirées depuis Gaza. Ces attaques indiscriminées violent également le droit international et peuvent aussi constituer des crimes de guerre.


Par ailleurs, considérant que le droit à la liberté de réunion est un droit constitutionnel en France, et que ce droit est protégé par le droit européen et international des droits humains, nous déplorons l’interdiction des manifestations en faveur du respect de la vie des civils dans le conflit au motif qu’elles permettraient des expressions antisémites et violentes. Nos organisations vous rappellent que lorsque les organisateurs d’une manifestation ont l’intention que celles-ci soient pacifiques et qu’elles n’incitent pas à la haine ou portent atteinte à l’intégrité physique de quiconque, ils ont le droit de le faire. A la lumière de ces éléments, la demande du ministre de l’Intérieur français aux préfets de police de ne pas autoriser les manifestations est, selon nous, disproportionnée, au regard du devoir général de l’État de permettre le droit à la liberté de réunion.


La LDH appelle le gouvernement français à changer de position et à reconnaître l'État de Palestine. Elle appelle la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité à faire appliquer toutes les résolutions utiles des Nations unies et à entreprendre les démarches nécessaires à l'envoi d'une force de paix dans la région.

 

Les organisations signataires : LDH Chalon, CCFD Chalon, LFI 71, NPA 71, SOLIDAIRES 71, CIMADE 71, Ami 71

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