Saint-Rémy

DEPARTEMENTALES - SAINT-RÉMY - Des citoyens engagés pour une Saône-et-Loire «sociale, écologique et démocratique»

Candidats du Printemps Chalonnais aux élections départementales sur le canton de Saint-Rémy, Laurence Hoeffling et Oswald Le Comte détaillent certains points du programme de ce collectif né d'une alliance entre trois partis de gauche. Plus de détails avec Info Chalon.

Le Printemps Chalonnais est un collectif réunissant trois partis de gauche, le Parti Communiste Français (PCF), la France Insoumise (FI) et la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS). Parmi ses membres, on compte également des personnes issus de la société civile.


Pour les élections départementales des 20 et 27 juin prochain, le collectif présente des candidats dans 3 cantons, à savoir Chalon 1, Chalon 3 et Saint-Rémy.


Laurence Hoeffling et Oswald Le Comte sont les candidats titulaires du Printemps Chalonnais sur le canton de Saint-Rémy. Fabienne Vermorel et Emmanuel Salles sont leurs candidats remplaçants.


Le canton de Saint-Rémy comprend 9 communes du Grand Chalon, à savoir Saint-Rémy en tant que bureau centralisateur mais aussi Épervans, La Charmée , Lux, Marnay,Saint-Loup-de-Varennes, Saint-Marcel, Sevrey et Varennes-le-Grand.


Le quatuor se définit comme «une liste de gauche avec des citoyens partageant de vraies valeurs éthiques, sociales, sociétaleset environnementales».


La candidate titulaire est «attachée à ce que le département mette en place une polique de services publics suffisamment dimensionnée pour répondre aux besoins des usagers» comme la santé, l'énergie, l'éducation, les transports, les postes et télécommunications et la culture.


«Les services publics doivent restés à proximité des lieux de vie des usagers», précise Laurence Hoeffling.


Pour cette adhérente du PCF, il faut lier ces questions de services publics aux enjeux de mobilité et définir la place donnée aux transports collectifs.


«Des transports qui doivent être accessibles à tous, à des prix qui abordables et dans tout le département, notamment dans les territoires extrêmement ruraux», précise-t-elle.


Concernant l'aménagement du territoire, Oswald Le Comte a également quelques pistes.


«Si on maintient des emplois, ça amène des cotisations, ce qui aide à aménager le territoire, de l'école aux maisons de santé. Ça permet d'ouvrir des crèches, des EHPAD, des collèges et des hôpitaux, par exemple», nous explique ce dernier.


«Sur le canton de Saint-Rémy, il y a de grands groupes industriels avec des compétences spécifiques qu'il faut non seulement garder mais aussi former les futures générations en rendant ses secteurs attractifs», indique le candidat titulaire.


Pour ce dernier, il est indispensable d'ouvrir des lycées professionnels même si c'est une compétence régionale mais le département peut accompagner les jeunes dans la qualification des métiers de demain.


Parmi les autres pistes à explorer, le candidat rappelle que «nous avons aussi dans le canton de nombreuses TPE et PME qui gravitent autour de ces grands groupes et qui créent de la richesse».


Concernant l'action sociale, l'un des principaux postes du département, Le Printemps Chalonnais veut lutter contre le non recours aux aides sociales, accompagner les personnes les plus en difficulté et favoriser une politique plus ambitieuse pour employer des personnes en situation de handicap en s'appuyant notamment sur les ESAT (ex-CAT) et les EA (ex-Ateliers protégés).


La candidate titulaire rappelle qu'il existe une loi de 2018 qui oblige les entreprises à avoir au moins 6 % de personnes en situation de handicap, sans quoi elles s'exposent à des amendes.


«Pourtant, les entreprises préfères payer les amendes que d'employer des personnes en situation de handicap», déplore cette dernière.


Avant d'ajouter:


«Il faut un département solidaire!»


Abordant la question des pratiques démocratiques, la candidate estime qu'il faut «rendre aux citoyens le droit de construire et de décider de leur avenir».


Pour cette liste, les élus doivent rendre des comptes aux habitants du département.


«La confiance n'exclut pas le contrôle! Les élus, comme les citoyens, ont des droits et des devoirs!», rappelle Oswald Le Comte.


«Il faut se battre» pour créer des lieux de citoyenneté «où les habitants du département doivent se sentir considérés».


«Chacun doit être respecté et entendu dans le cadre de la construction d'un avenir en commun», rajoute Laurence Hoeffling.


«Nous, Le Printemps Chalonnais, portons des valeurs de solidarité et de paix. Notre vision s'appuie sur ces fondamentaux pour construire le monde de demain», conclut le binôme.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati